Frelons asiatiques: autopsie d'un nid, ou le récit d'un contre-la-montre

Plus de 330 repaires de cet insecte invasif ont été décrochés cette année en Romandie. Il s'agit de les détruire et d'éliminer les reines prêtes à s'envoler pour recréer une autre colonie au printemps prochain.
Céline Duruz
Daniel Cherix et son équipe dissèquent 
un nid de frelons asiatiques. Celui-ci contenait plus de 8600 individus, dont 1300 femelles prêtes à créer une nouvelle colonie au sortir de l'hiver.
© François Wavre/Lundi 13
Daniel Cherix et son équipe dissèquent 
un nid de frelons asiatiques. Celui-ci contenait plus de 8600 individus, dont 1300 femelles prêtes à créer une nouvelle colonie au sortir de l'hiver.
© François Wavre/Lundi 13
Daniel Cherix et son équipe dissèquent 
un nid de frelons asiatiques. Celui-ci contenait plus de 8600 individus, dont 1300 femelles prêtes à créer une nouvelle colonie au sortir de l'hiver.
© François Wavre/Lundi 13
Daniel Cherix et son équipe dissèquent 
un nid de frelons asiatiques. Celui-ci contenait plus de 8600 individus, dont 1300 femelles prêtes à créer une nouvelle colonie au sortir de l'hiver.
© François Wavre/Lundi 13

Une énorme sphère trône sur une table devant la maison de Daniel Cherix, à Corcelles-le-Jorat (VD). Ce matin, le biologiste de l’Université de Lausanne, accompagné de ses trois collègues de la task force dévolue aux frelons asiatiques, s’apprête à disséquer un nid trouvé dans la commune de Commugny, sur La Côte.

«Il faut agir vite lorsque l’on repère des frelons asiatiques, plus petits et plus noirs que leurs homologues indigènes, explique l’expert, tout en découpant au couteau l’enveloppe de leur demeure. L’automne, quand les arbres perdent leurs feuilles, il est plus facile de les repérer. Il faut alors les détruire avant que les reines prennent leur envol.»

Après le gaz, le congélateur

Plus aucun vrombissement ne s’échappe de cette impressionnante construction composée de sciure de bois collée à la salive. Elle sent encore le gaz utilisé pour neutraliser les frelons. Une fois décroché avec précaution, le nid a été emballé dans deux sacs en plastique pour éviter que le dioxyde de soufre qui y a été injecté ne se propage dans la nature.

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