Emblèmes de la Suisse, les chemins pédestres sont bichonnés chaque été

La Suisse compte 66000 kilomètres de sentiers balisés par les célèbres petits panneaux jaunes. Des itinéraires entretenus par des bénévoles chaque année à la belle saison. C’est le cas à Vallorbe (VD).
Aurélie Jaquet

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François Wavre/ Lundi13

Une fois et demie le tour de la Terre. Telle est la longueur totale des sentiers pédestres suisses qui, mis bout à bout, comptabilisent 66‘000 kilomètres d’itinéraires. Des chemins balisés par des milliers de petits panneaux jaunes disséminés aux quatre coins de notre pays, de la gare de Schaffhouse au centre historique de Mendrisio (TI), de la campagne genevoise au Val Müstair (GR), pour le plus grand bonheur de leurs usagers. Dont le Neuchâtelois Pascal Bourquin, qui s’est lancé le défi voilà dix ans de tous les parcourir (lire l’encadré ci-dessous).

Reconnaissables de loin avec leur couleur caractéristique, ces indicateurs font partie de notre tradition. Un patrimoine soigneusement gardé et entretenu par plus de 1500 bénévoles. À Vallorbe (VD), nous suivons André Kohler, qui assure cette tâche depuis dix ans. Cet ancien ingénieur en électronique aujourd’hui retraité est également le responsable de ce secteur. «L’entretien des sentiers pédestres incombe aux cantons, lesquels délèguent ensuite le travail aux communes. Pour notre part, nous ne nous occupons que du balisage», explique le sexagénaire.

Nuance de jaune spécifique

Le  territoire vaudois est divisé en dix régions. Vallorbe fait partie de celle de la Dent de Vaulion, qui comprend aussi Le Chenit, L’Abbaye, Le Lieu et Romainmôtier. La mission d’André Kohler: parcourir chaque année dans les deux sens la quarantaine de kilomètres de sentiers pédestres de sa commune afin de garantir que la signalisation soit conforme. «Il arrive que certains panneaux en bordure de champs soient endommagés par des véhicules agricoles. D’autres sont victimes de déprédations, on en retrouve parfois orientés dans le mauvais sens, pliés, recouverts de tags ou d’autocollants, lorsqu’ils ne sont pas carrément volés», poursuit le baliseur. Dans son sac à dos, le volontaire a emporté sécateur, clés de serrage, chiffons, autocollants, gabarits, pinceaux et peinture pour les arbres ou les pierres à marquer.

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