Au printemps, la robe rouge du coquelicot reconquiert les champs
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Il nous accompagne depuis si longtemps qu’il est difficile de savoir d’où il vient exactement. Plante dite messicole, le coquelicot s’épanouit dans les champs depuis des millénaires, se déplaçant au gré des activités humaines, grâce à son cycle biologique associé à la culture des céréales.
«Plusieurs indices semblent toutefois localiser son origine dans le bassin méditerranéen, vers l’actuelle Turquie et la Grèce, où il y en a toujours beaucoup de nos jours», avance Adrian Möhl, botaniste et collaborateur scientifique chez InfoFlora. Il parle ainsi d’espèce archéophyte, puisqu’elle a été introduite avant la colonisation des Amériques en 1492. «En Suisse, on a trouvé des graines datant du néolithique. Cette longévité la rend très mystérieuse, et donc d’autant plus intéressante.»
Crainte de certains paysans
Si elle a presque été éradiquée durant les années 1980 à cause de l’utilisation massive de pesticides chimiques dans l’agriculture, cette fleur flashy fait son grand retour. «On en voit de plus en plus aujourd’hui. Depuis les années 2000, on en retrouve même dans certains mélanges de graines pour prairies fleuries, afin d’attirer les pollinisateurs», informe Adrian Möhl.
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