À Genève, on pourra bientôt se faire enterrer au naturel
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Au milieu du cimetière de Châtelaine, une prairie de graminées, de la sauge en fleur et des hautes herbes tranchent avec le gazon ras et les bosquets taillés bordant les tombes alentour. Depuis quelques semaines, un «quartier naturel» de 1000 m² a vu le jour dans ce lieu de sépulture genevois.
Il permettra d’offrir des obsèques plus écologiques, de végétaliser la zone et de nourrir la terre. La raison de l’apparition de ce secteur plus sauvage? De récentes analyses qui ont mis en avant une mauvaise qualité du sol, empêchant la décomposition des corps.
Processus d’altération stoppé
«Dans ce milieu peu oxygéné composé d’argile compact, une substance savonneuse appelée adipocire se forme autour des cadavres, stoppant le processus d’altération. Ainsi, les défunts ont toujours la peau sur les os, même vingt ans après leur mort», décrit Anne Humbert Droz, cheffe du Service des pompes funèbres, cimetières et crématoire à la Ville de Genève.
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