La vie reprend dans la forêt carbonisée de Bitsch
Sur les hauts de Bitsch (VS), la neige fond peu à peu, dévoilant les ravages causés par l’immense incendie qui s’est déclaré le 17 juillet dernier. Depuis le promontoire de Ried-Mörel, à 1200 mètres d’altitude, la vue plongeante sur la vallée du Rhône est saisissante. Le spectacle offert par la forêt environnante l’est tout autant: il ne reste ici que des troncs noircis par les flammes, l’écorce craquelée par la chaleur.
Sur l’ancienne place de pique-nique aujourd’hui désertée, seul un des deux bancs a résisté aux flammes qui ont dévoré 140 hectares d’épicéas, de pins et de mélèzes. «Ce sinistre est l’un des plus importants qu’a connu le Valais», souligne Philipp Hildbrand, chef de l’Office cantonal du feu. Les pompiers n’en sont venus à bout que le 1er août, en puisant notamment l’eau retenue en amont et d’ordinaire réservée à la production de neige sur le domaine skiable de Riederalp.
Renouveau après le désastre
«Quand le feu s’est déclaré, on ne pouvait rien faire, si ce n’est indiquer aux pompiers les parties de la forêt que l’on voulait protéger en priorité, se souvient l’ingénieure forestière Joanna Reim. Les flammes se sont propagées aux bois avoisinants, les braises étant transportées par le vent sur plus de 600 mètres. Il a ensuite couvé pendant des mois dans le sol, détruisant les racines. On a mesuré des températures de plus de 200°C à certains endroits.» Au total, plus de 50000 arbres, essentiellement des résineux, ont brûlé cet été-là.
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