Quand les plantes assainissent le sol
La biofumigation fait partie de ces pratiques agronomiques qui cherchent à travailler avec le vivant plutôt que contre lui. Elle repose sur la décomposition de biomasse végétale, principalement issue des brassicacées, pour réduire les bioagresseurs telluriques tout en renforçant la fertilité. Depuis plus de quinze ans, cette technique est étudiée notamment à Agroscope comme alternative à la fumigation chimique pour une agriculture intégrée et biologique.
Le mécanisme repose sur des plantes riches en glucosinolates, comme la moutarde, le radis, le colza ou certains choux. Lorsqu’elles sont broyées puis rapidement incorporées au sol, ces substances sont transformées en composés volatils à effet biocide. Champignons et bactéries responsables de maladies racinaires, nématodes, insectes du sol et parfois certaines adventices peuvent ainsi être fortement limités.
Des engrais verts pas comme les autres
La biofumigation s’intègre souvent sous forme d’engrais vert. Les plantes sont semées en fin d’été ou après une culture, puis détruites au stade où leur teneur en substances actives est maximale, par exemple à la floraison pour la moutarde. Le broyage doit être très fin pour accélérer la décomposition et libérer un maximum de composés actifs. L’enfouissement rapide est essentiel, parfois complété par un film plastique pour retenir les gaz.
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