Quand le jouet ne clignote plus
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L’année touche déjà à sa fin et Noël approche à grands pas. C’est aussi une période où la consommation bat son plein: les ventes de Noël comptent parmi les périodes les plus lucratives pour le commerce. Les appareils électroniques tels que les smartphones, les ordinateurs portables, les jouets comme les peluches qui parlent et bougent, les casques de jeu ou les montres connectées sont particulièrement prisés. Il n’est donc guère surprenant qu’un nombre particulièrement élevé de piles circule pendant et après la période de Noël.
Un recyclage simplifié
Tôt ou tard au cours de la nouvelle année, certains de ces cadeaux de Noël perdent de leur attrait: la carte «Jingle Bells» ne sonne plus, le drone est déjà hors d’usage et la peluche électronique ne bouge plus d’un pouce. Dans ce cas, il est important que les piles et les appareils soient éliminés correctement et ne finissent pas au fond d’un tiroir. Malheureusement, c’est souvent ce qui se passe, comme le montre une étude de la FHNW réalisée pour le compte de SENS eRecycling. Parmi les raisons invoquées figurent notamment l’impact environnemental sous-estimé, la faible valeur perçue ainsi que la paresse.
Tout ce qui contient des piles – c’est-à-dire qui s’allume, émet des sons ou bouge sur simple pression d’un bouton – ne doit jamais être jeté avec les ordures ménagères. Si les piles peuvent être facilement retirées, elles peuvent être déposées gratuitement dans l’un des quelque 11 000 points de vente ou de collecte en Suisse. Peter Schär, responsable de mandat chez INOBAT, le système suisse de reprise des piles, explique: «C’est aussi simple que cela: la taxe d’élimination anticipée (TEA) incluse dans le prix de vente finance la collecte, le transport et le recyclage des piles, ainsi que l’information et la sensibilisation des commerçants et de la population.
INOBAT en bref
INOBAT est le système suisse de reprise des piles. La taxe d’élimination anticipée (TEA), incluse dans le prix de vente des piles et des batteries, finance la collecte, le transport
et le recyclage des piles, ainsi que les actions d’information et de sensibilisation destinées aux commerçants et à la population. INOBAT remplit ce mandat pour le compte de l’Office fédéral de l’environnement.
Attention, risque d’incendie!
Les appareils équipés de piles ou de batteries intégrées ne doivent pas être ouverts par l’utilisateur. Tout comme les appareils munis d’une prise secteur, ils doivent être rapportés gratuitement dans un point de vente ou directement à la déchetterie, dans la zone dédiée aux déchets électroniques. Les batteries et appareils électriques mal éliminés présentent un risque élevé d’incendie: si des batteries lithium-ion sont par exemple comprimées dans un véhicule de collecte des ordures ou endommagées lors du broyage dans une installation de recyclage, elles peuvent s’enflammer et provoquer des incendies, parfois même plusieurs jours plus tard.
Comme de nombreux appareils sont aujourd’hui collés, pratiquement impossibles à démonter et livrés dans un état inconnu, le risque est omniprésent. Les exploitants des installations mettent tout en œuvre pour prévenir les incendies ou, à tout le moins, les contenir. La protection contre les incendies dans les centres de recyclage va donc souvent bien au-delà des exigences légales minimales et s’appuie sur des mesures architecturales telles que les compartiments coupe-feu, des systèmes techniques comme la détection de fumée, de monoxyde de carbone et de chaleur, ainsi que des mesures organisationnelles telles que des formations ou des listes de contrôle.
Un cycle qui fonctionne
Les batteries sont désormais incontournables: «En 2025, environ 188 millions de batteries soumises à une redevance, pour un poids total de près de 12 900 tonnes, ont été mises sur le marché dans l’espace douanier de la Suisse et du Liechtenstein», explique P. Schär. Il y a dix ans, ce chiffre n’était que d’un peu plus de 4 100 tonnes – la quantité a depuis plus que triplé. Ce sont notamment les batteries lithium-ion qui sont à l’origine de cette évolution:
L’élimination dans les règles de l’art et le recyclage des batteries sont rentables tant d’un point de vue écologique qu’économique: «Les batteries contiennent des matières premières précieuses dont l’extraction à partir de sources primaires – c’est-à-dire par l’exploitation minière – est souvent associée à une forte consommation d’énergie et à des impacts environnementaux», précise P. Schär. Jusqu’à 95% d’une batterie peuvent être recyclés. En Suisse, cette opération est réalisée par la société BATREC Industrie AG à Wimmis, dans le canton de Berne. Parmi les principales matières premières récupérées lors du recyclage des batteries figurent le lithium, le cobalt, le nickel, le manganèse, le cuivre et l’aluminium. Le recyclage des batteries contribue à boucler le cycle des matières premières.
En partenariat avec Inobat



