La reproduction de la chouette effraie est une affaire de caractère
La dynamique des couples d’effraies des clochers influence fortement les probabilités de survie de leur progéniture. Plus les parents chouettes collaborent, plus leurs petits ont des chances de prendre leur envol.
Ce constat est le fruit d’une étude réalisée par la Station ornithologique suisse de Sempach (LU) et l’Université de Lausanne, publiée mercredi. Les chercheurs ont équipé 68 couples d’effraies des clochers de GPS afin de suivre leurs chasses nocturnes.
«Grâce aux analyses, le succès de la chasse, les visites au nid et les interactions au sein du couple ont pu être déterminés», relève la Station ornithologique suisse dans un communiqué. Les scientifiques ont pu étudier comment les parents chouettes négocient, collaborent et coopèrent entre eux.
La communication comme clé
Comme chez les êtres humains, chaque effraie des clochers a une personnalité propre. Cette dernière influence la vie du couple et le succès de la reproduction. Les parents qui échangent fréquemment entre eux ont plus de chances de voir leurs oisillons prendre leur envol que les petits de chouettes plus individualistes.
En Suisse, on compte entre 200 et 1000 couples d’effraies des clochers. L’espèce habite le Plateau, au nord des Alpes. Elle est classée comme potentiellement menacée et bénéficie de mesures de conservation ciblée, rappelle la Station ornithologique suisse.
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