Des souris et des scientifiques pour espérer vaincre un jour Alzheimer

Afin de tenter de trouver un remède au cancer et à la maladie d'Alzheimer, les chercheurs de l'EPFL ont notamment recours à des rongeurs. Une pratique une nouvelle fois remise en question par certains citoyens.
Véronique Curchod
Les chercheurs de l'EPFL essaient d'utiliser le moins de souris possible pour leurs expériences.
© Valentin Flauraud
Les chercheurs de l'EPFL essaient d'utiliser le moins de souris possible pour leurs expériences.
© Valentin Flauraud
Les chercheurs de l'EPFL essaient d'utiliser le moins de souris possible pour leurs expériences.
© Valentin Flauraud

Charlotte sur la tête, combinaison intégrale, gants et chaussures de circonstance: pénétrer dans l’animalerie du Centre de phénogénomique de l’EPFL nécessite de respecter un protocole très strict. Aussi bien pour se protéger que pour éviter de contaminer les milliers d’animaux – des souris pour la majorité – qui logent ici, réparties dans plusieurs salles d’hébergements.

Toutes sont utilisées pour diverses recherches expérimentales, principalement en lien avec l’étude du cancer et la neurobiologie, qui permet de mieux comprendre des maladies comme celle d’Alzheimer.

En entrant dans l’une des salles, on découvre près de 250 cages alignées les unes à côté des autres, où une multitude de souris s’activent. Ce n’est pas un hasard si cette espèce est prisée de la science: elle est génétiquement très proche des humains (à plus de 90%), a une progéniture nombreuse, croît rapidement et est de petite taille.

Génétiquement modifié

Au maximum cinq souris logent par unité. La majorité d’entre elles ont été génétiquement modifiées, afin de répondre aux besoins des différentes expérimentations en cours. «Bien qu’elle corresponde aux exigences légales, nous sommes conscients que la taille des cages peut paraître dérisoire, observe Raphaël Doenlen, responsable des zones d’expérience sur les rongeurs au Centre de phénogénomique. Cependant, nous nous engageons un maximum pour améliorer le bien-être de nos pensionnaires, en allant au-delà du minimum légal.»

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