«La Suisse doit sélectionner ses propres plantes pour être autonome»
Notre pays a-t-il toujours été actif dans la sélection végétale?
La Suisse dispose d’une longue tradition dans ce domaine. Au début du XXe siècle, des semences régionales étaient systématiquement collectées dans des établissements à Lausanne et à Oerlikon (ZU). À cette époque, des programmes ciblés étaient financés par l’État pour développer un vaste éventail d’espèces. Les obtenteurs collaboraient avec les agriculteurs, dont la participation était encouragée par des subventions. Mais dans les années 1980, plusieurs de ces projets ont été abandonnés à la suite de coupes budgétaires et le matériel génétique a été en partie cédé à des privés.
Aujourd’hui, existe-t-il toujours des sélectionneurs en Suisse?
Oui, une vingtaine de sociétés sont actives dans des filières variées, des fruits aux légumes en passant par le chanvre et les plantes médicinales. La seule institution publique dans ce domaine est Agroscope, le centre de compétences de la Confédération. Ainsi, en comparaison avec l’Allemagne, la France et l’Italie, nous avons peu d’acteurs et ils ne disposent souvent pas de l’infrastructure, du savoir-faire et de la force d’innovation nécessaires. De la même manière, ils n’ont pas les moyens de se regrouper et de créer des structures communes, comme des associations de promotion ou des laboratoires partagés. Il y a une grande lacune à combler.
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