Face au loup, certains agriculteurs vaudois sont «complètement à bout»
Voilà une quinzaine de jours, Anthony Rochat, excédé, a pendu au milieu de son village la dépouille de l’une de ses génisses, tuée par des loups. «J’ai conscience que cet acte a choqué la population, admet l’éleveur des Bioux (VD). Mais moi aussi, je suis choqué. Et je me sens incompris. Le grand public ne réalise pas ce que nous vivons à cause des loups. J’ai reçu beaucoup de messages de soutien, car je ne suis pas le seul à être complètement à bout.»
À moins d’une semaine d’écart, le Vaudois a vu deux de ses génisses – d’un poids respectable de près de 300 kg – mourir sous les crocs du grand canidé. «Ces bêtes de la race holstein représentent l’aboutissement de cinquante ans de sélection génétique, se désole-t-il. L’une d’elles était issue d’un taureau canadien très recherché. On connaît leur ascendance et on y est attaché.»
Pétards de vigne contre crocs
Lorsque le drame s’est produit, le troupeau de 80 bêtes était à l’alpage, sur un pâturage d’une centaine d’hectares. «Depuis le début de la saison, mon père va les contrôler cinq fois par jour. Et toutes les nuits, vers minuit, il allume des pétards de vigne, dans l’espoir d’effrayer le prédateur.»
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