Avec ses yeux de biche, l'Aubrac conquiert en douceur les alpages suisses
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Au carrefour de la Lozère et du Cantal, l’autoroute A75 détient un titre singulier: celui de ruban asphalté le plus haut d’Europe. C’est ici, aux portes du Massif central, que se dresse le Château d’Orfeuillette. Cet établissement hôtelier fait office de point de départ pour comprendre un phénomène agricole qui résonne désormais jusqu’en Suisse: l’attrait grandissant pour la race Aubrac.
Face aux millions de têtes des géants Charolais ou Limousins, elle reste confidentielle avec seulement 300 000 mères. Victime de la mécanisation agricole et du déclin de la traite en montagne dans les années 1970, elle a été sauvée de l’extinction grâce à la mobilisation d’éleveurs regroupés au sein de l’Union Aubrac.
Son physique comme atout
En stoppant les croisements et en réorientant la race vers la production de viande allaitante, ils ont assuré l’avenir de cette race qui est devenue l’emblème de toute une région. Depuis, cette marcheuse hors pair a préservé une rusticité devenue son meilleur atout d’exportation. «Elle est de toute beauté avec sa robe fauve et ses yeux tracés de noir, mais c’est avant tout une force de la nature», résume Christophe Brunel, directeur du château et ambassadeur touristique de la région.
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