Tous à l'eau! Coup de frais sur le patrimoine
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Il est reconnaissable entre mille, ce parfum complexe et rassurant mêlant l’odeur du chlore, de la crème solaire et des barquettes de frites de la buvette… Mais certaines piscines ont aussi l’odeur de l’histoire. À la saison où les bains publics font le plein, Patrimoine suisse invite à les regarder autrement. L’association vient de rééditer son guide consacré aux plus beaux bains du pays.
Cinquante lieux de baignade en plein air y racontent 150 ans d’architecture et de société. «Les piscines sont des témoins architecturaux et historiques de la culture des loisirs et de l’hygiène dans notre pays, souligne Jenny Keller, responsable du projet. Leur préservation est une mission qui relève aussi bien de la sauvegarde du patrimoine que de la qualité de vie.»
En Suisse romande, cet héritage prend des formes diverses, des Bains de la Motta, construits à Fribourg en 1923, à l’emblématique rotonde de Bellerive Plage, à Lausanne en passant par les très genevois Bains des Pâquis. «Les éditions précédentes de ce guide sont devenues des ouvrages de référence, parce qu’il n’existe pratiquement aucune publication consacrée aux bains à l’échelle de la Suisse, note Jenny Keller. Notre travail comble une lacune en matière d’histoire architecturale et sociale.» Une invitation à plonger dans le patrimoine, dans tous les sens du terme.
Inaugurée en 1931 et alimentée par l’eau de l’Aar, la piscine d’Aarburg (AG) est typique des établissements du début du XXe siècle.
C’est sans doute la plus légendaire des piscines alpines: le Gruebi Bad d’Adelboden (BE) a été conçu en 1928 par Beda Hefti pour donner une atmosphère balnéaire à ce coin des Alpes bernoises.
Le Lido di Ascona (TI) est reconnaissable à ses formes épurées et à ses ouvertures rondes.
Cela fait depuis 1884 que les nageurs peuvent se jeter dans l’Aar depuis le ponton de bois du Flussbad Schwaebis, à Thoune.
La Piscine de Marignac, à Lancy (GE), est caractérisée par des structures en béton, comme l’emblématique escalier en colimaçon qui mène au plongeoir.
Édifiés en 1923, les Bains de la Motta, à Fribourg, constituaient le premier établissement du genre à n’être pas construit directement sur le cours d’un fleuve.
En 1897, le Frauenbad de Kreuzweiher (SG) était réservé aux femmes. Et c’est toujours le cas aujourd’hui.
+ D’infos Les plus beaux bains, 3e édition, patrimoinesuisse.ch


