Chronique d'une résurrection
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Photographe naturaliste aguerri, Benoît Renevey cultive une sensibilité particulière pour les paysages agricoles traditionnels et leur biodiversité. Consacrée au faucon crécerelle, sa dernière exposition est le fruit de sa rencontre avec l’ornithologue Jacques Jeanmonod.
Celui-ci a œuvré en faveur de la sauvegarde du rapace dans la plaine de la Broye. Ensemble, ils ont cosigné en 2022, Le faucon de l’espoir. L’exposition est à voir durant tout le mois d’août à la Grange de la Dîme de Romainmôtier (VD).
300 couples nicheurs
L’ouvrage documente comment le faucon a repeuplé nos campagnes grâce à la ténacité d’une poignée d’ornithologues et la collaboration d’agriculteurs. Jacques Jeanmonod est en effet à l’origine d’un vaste programme de pose de nichoirs, qui a permis à la population du rapace de se reconstituer, avec aujourd’hui quelque 300 couples nicheurs.
«Il m’a donné accès à des sites qu’il connaît très bien, ce qui a beaucoup facilité mon travail. Sur les 300 sites suivis, une dizaine se prêtait bien à la prise de vue», précise Benoît Renevey.
Pour réaliser ses photos, il a redoublé d’ingéniosité et mis au point un système lui permettant de saisir dans son objectif les oiseaux sans être vu et de se tenir à la hauteur des lucarnes où se trouvent les nids. Un travail de bénédictin qui a exigé quatre années d’observation.
Portrait d'un jeune faucon tout juste sorti du nichoir. On distingue sur sa tête comme une fine poussière: il s'agit d'un reste du duvet que portent les poussins à la naissance.
Le pied du Jura, plus préservé que des grandes plaines en matière de biodiversité, constitue un territoire particulièrement apprécié des faucons.
La branche d'un cerisier mort constitue un perchoir idéal pour ce couple, qui s'y perche afin de faire sa toilette et d'observer les environs.
Pris à l'intérieur d'un nichoir, ce cliché montre les poussins juste après le repas, repus et en train de s'assoupir, sous la surveillance de leur mère.
Faucon crécerelle mâle au retour de la chasse. Le campagnol constitue l'une des proies principales du rapace. Puisqu'il en capture énormément afin de nourrir ses petits, le faucon est un allié précieux pour les agriculteurs.
L'arrivée d'une femelle au nichoir. Pas de rongeur cette fois-ci, mais une grande sauterelle verte destinée aux poussins.
+ D’infos «Dans l’oeil du faucon», exposition à la Grange de la Dîme, Romainmôtier, du 1er au 30 août, naturecommunication.ch


