Un paradis floral au milieu des champs
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C’est en pleine campagne fribourgeoise, entre les troupeaux de vaches et les champs de blé, que se cache le jardin multicolore de Marcelin Cuenat. Sa passion des iris lui est venue par un heureux hasard.
«Il y a quelques années, on m’a offert des iris jaune pâle que j’ai plantés dans mon jardin. Quand il a fallu les remplacer, j’ai en racheté, mais des violets cette fois.»
Des États-Unis à la Pologne
De fil en aiguille, l’horticulteur amateur a agrandi sa collection, achetant chaque année de nouvelles variétés. Il en compte aujourd’hui plus de 600. «J’ai un penchant pour des créateurs basés aux États-Unis, ce qui me permet d’avoir des variétés inédites», relève Marcelin Cuenat. Ce passionné travaille aussi beaucoup avec la République tchèque, la Pologne et rêve de pouvoir un jour commander des variétés ukrainiennes et russes.
Mordu de génétique, Marcelin Cuenat aspire à créer de nouvelles variétés en hybridant ses plantes. Après avoir semé les graines obtenues et sélectionné les plants intéressants, il faut encore enregistrer la souche à l’American Iris Society si l’on veut la commercialiser, explique-t-il. Un processus qui prend du temps, mais Marcelin Cuenat est patient: l’année prochaine, il espère bien pouvoir enregistrer ses cinq premières variétés.
+d’infos Pour les visites, contacter Marcelin Cuenat au 079 367 04 86.
Les trois pétales qui protègent les organes reproducteurs de la fleur: le pistil (organe femelle) et les étamines (organe mâle).
Autumn Circus, création de Ben Hager (1990), hybrideur américain mondialement connu, dont plusieurs variétés d’iris sont devenues des classiques.
La «barbe» de l’iris joue un rôle central dans la pollinisation: elle sert de guidage pour les bourdons, en les orientant vers le nectar et en assurant au passage le contact avec le pollen et le stigmate.
Un exemple de fleurs frisottées qui sont actuellement en vogue.
Le maître des lieux en pleine observation dans son jardin: «C’était un projet que je me gardais pour la retraite, mais finalement j’ai pris un peu d’avance et me suis adapté professionnellement», explique l’horticulteur amateur.
Vue sur un petit bout de paradis: le jardin où Marcelin Cuenat fait ses semis.


