Tous les modèles agricoles sont impactés par la crise énergétique
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Sébastien Malherbe, Chavornay (VD)
Sébastien Malherbe a eu le nez creux en fin d’année dernière: «Nous avons bloqué 100 000 litres de diesel à 1,50 fr. le litre. Grâce à cette réservation, la hausse du prix des carburants n’aura pas d’effets.» L’habitant de Chavornay est, avec Patrick Pfister, à la tête d’une entreprise de travaux agricoles, Beauverd & Malherbe SA. Une de ses activités principales est l’arrachage de betteraves. Parmi les opérations qu’elle effectue, c’est la plus gourmande en carburant. «On consomme entre 40 et 50 litres par hectare.»
Recourir à des machines moins gourmandes ne serait-il pas un moyen de protéger la branche contre les caprices de la politique internationale? «On peut utiliser des machines plus petites, qui arrachent deux rangs à la fois au lieu de six… Mais pour compenser, il faudrait davantage de machines et de chauffeurs, pour la même surface. Autrefois, on consommait beaucoup moins de carburant: on arrachait à la main, mais il y avait du monde dans les exploitations.»
Si la crise énergétique perdure, Sébastien Malherbe devra répercuter ce surcoût à ces clients. À la clé, des coûts de production en hausse pour les agriculteurs, mais aussi un prix de vente plus élevé pour le fruit de leur travail. «C’est triste pour le consommateur qui fait les frais des telles crises. Cela pourrait être positif pour l’agriculture de payer le carburant un peu plus cher, pour autant que le prix des céréales et oléagineux augmente drastiquement.»
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