Le fumier de cheval, un allié idéal au potager

Souvent disponible gratuitement et facile à valoriser, le fumier de cheval possède de nombreuses qualités pour améliorer durablement les sols.
Charline Daujat
© MarieMo
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Le fumier de cheval est un mélange de déjections animales, riches en nutriments, et de litière végétale, le plus souvent de la paille, riche en carbone. Cette combinaison en fait un amendement organique particulièrement intéressant pour le jardinier. Contrairement à un engrais minéral, très concentré et à action rapide, le fumier agit lentement, sur le long terme. Il est plutôt pauvre en azote immédiatement disponible, il nourrit le sol plutôt que la plante.

Améliorer le sol en profondeur

L’apport de fumier de cheval contribue à enrichir le sol sur trois plans complémentaires. Il améliore la fertilité chimique en apportant azote, phosphore, potassium, calcium ou magnésium. Il stimule aussi la fertilité biologique, en fournissant de la matière organique aux micro-organismes du sol, dont l’activité est essentielle à la dégradation et à la mise à disposition des nutriments. Enfin, il améliore la structure du sol en favorisant la formation du complexe argilo-humique ainsi qu’une meilleure circulation de l’air et de l’eau.

Sa teneur élevée en paille lui confère un rapport carbone/azote plutôt équilibré, autour de 30 à 35. La libération des éléments nutritifs est progressive et peut s’étaler sur près de deux ans. Un apport annuel n’est pas nécessaire.

La composition du fumier varie toutefois selon les pratiques d’élevage: quantité de litière, fréquence de curage ou traitements vétérinaires influencent fortement sa qualité. D’où l’intérêt de se fournir, si possible, auprès de chevaux peu traités et sur litière non transformée.

Utilisé frais, le fumier de cheval stimule fortement l’activité biologique du sol, mais il doit alors être réservé à des parcelles vides et épandu de préférence à l’automne afin d’éviter tout stress ou brûlure sur les plantes. Pour limiter les pertes d’azote sous forme d’ammoniaque, il est conseillé de l’incorporer très légèrement en surface ou de le couvrir par un paillage.

Compostage et maturation

Le compostage reste toutefois la solution la plus polyvalente. En six mois environ, avec quelques retournements et idéalement une couverture pour éviter le lessivage, le fumier se transforme en un compost homogène, stable et plus facile à utiliser. La phase de chauffe, permet d’éliminer une grande partie des germes indésirables, parasites ou graines adventices. Elle rend aussi ce compost utilisable presque toute l’année, sans danger pour les cultures.

Un fumier de cheval bien décomposé présente en moyenne un NPK proche de 0,6%-0,4%-0,7%. Il s’épand à raison de trois kilos par mètre carré au maximum, et pas forcément chaque année. Déposé en surface, il sera progressivement intégré par la vie du sol.

Disponible chez les propriétaires de chevaux ou en centre équestre, souvent ravis de s’en défaire, le fumier de cheval illustre parfaitement l’intérêt d’une coopération locale entre jardiniers et détenteurs d’animaux.

Les conseils de Charline Daujat

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Engrais de peaux de banane

Présentée comme un engrais naturel riche en potassium, cette préparation reste assez limitée dans ses effets. Elle ne remplace pas un purin de consoude, plus efficace pour accompagner la floraison et la fructification. Utilisée ponctuellement, elle peut apporter un léger soutien, mais sans résultats spectaculaires. Dans tous les cas, compostez les peaux où elles restitueront leurs nutriments de façon plus équilibrée au sol.

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Arroser sans pomme?

Après la plantation, un arrosage copieux sans la pomme permet de bien mettre la terre en contact avec les racines. Le jet direct aide à tasser naturellement le sol et à éliminer les poches d’air qui peuvent empêcher une bonne reprise. Ce premier arrosage, parfois appelé «arrosage de plantation», est essentiel même si la terre est déjà humide ou si la pluie arrive. En revanche, les semis préfèrent l’arrosage avec la pomme.

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Association asperge – persil

Au potager, certaines associations gagnent à être connues. Semé ou planté au pied des asperges, le persil aide à repousser certains ravageurs grâce à son parfum, tout en occupant l’espace sans concurrencer fortement cette culture pérenne. De plus, il profite de l’ombre légère créée par les tiges d’asperges en été après la récolte et permet d’optimiser la planche durant la saison, sans perturber le développement des griffes.

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