Attention à la tendance «jungle domestique»

Les difficultés liées au chauffage et à une trop faible hygrométrie sont aussi fréquentes. Cela demande de contrer certaines tendances. Surtout en hiver…
Isabelle Erne
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À la mauvaise saison, alors que la faible luminosité ne permet pas aux végétaux de croître, la température souvent trop élevée de nos appartements les y encourage, en même temps qu’ils y souffrent d’une hygrométrie trop basse… que nous essayons tant bien que mal de compenser par des arrosages excessifs! Autant d’informations contradictoires, préjudiciables à la santé et à la beauté de nos plantes.

Éviter les courants d’air chaud ou froid

Premier point à vérifier, le chauffage. Pour la majorité de ces plantes, une température entre 18 et 22°C est idéale. Beaucoup peuvent néanmoins s’accommoder d’une température plus fraîche (les 16°C d’une chambre à coucher, par exemple). En revanche, des températures plus élevées s’avèrent d’autant moins souhaitables qu’elles s’accompagnent presque immanquablement d’une grande sécheresse de l’air, avec une humidité relative souvent inférieure à 30%. Or, pour bien se porter, la plupart des plantes «d’intérieur» ont besoin d’au moins 50 à 60%… En abaissant le chauffage des pièces de séjour à 19-20°C, non seulement vous ferez de substantielles économies, mais vous augmenterez automatiquement l’hygrométrie.

Celle-ci peut être mesurée à l’aide d’un hygromètre. Si, malgré des températures ad hoc, elle reste encore trop basse pour le confort de vos plantes, il vous faudra prendre des mesures correctives. En particulier si les plantes sont posées par terre et le confort assuré par un chauffage au sol: très agréable pour nous, celui-ci ne l’est pas pour les végétaux, qu’il vaut mieux dans ce cas légèrement surélever, regrouper (pour un effet microclimat) et installer sur des soucoupes emplies de gravillons (ou de granulés d’argile), dans lesquelles on maintient un fond d’eau. On peut aussi placer des évaporateurs sur les radiateurs ou, si ces solutions non énergivores ne suffisent toujours pas, investir dans un humidificateur.

Mais un sol froid dans une pièce par ailleurs confortable pose également problème: dans un bâtiment ancien ou une loggia-véranda, pensez à intercaler une isolation entre sol et soucoupe (les repose-plats en liège sont idéaux) ou, là aussi, à installer les plantes sur des supports à roulettes, des sellettes, des étagères…

N’oubliez pas non plus que les plantes détestent les courants chauds et secs (radiateur, poêle) ou froids (porte d’entrée, fenêtre ou porte-fenêtre).

Détecter les problèmes

Température excessive: chute prématurée des fleurs. Un courant d’air chaud peut entraîner une chute soudaine du feuillage.

Température insuffisante: dans une ambiance un peu trop fraîche, la croissance s’arrête; elle peut avoir de la peine à redémarrer au printemps. Un courant d’air froid peut quant à lui entraîner un choc thermique et des dégâts sur les feuilles.

Hygrométrie excessive: apparition de moisissure grise (botrytis); rare en appartement, ce problème affecte plutôt les plantes cultivées en serre ou fenêtre-serre.

Hygrométrie insuffisante: les pointes et les bords des feuilles brunissent. Les nouvelles feuilles sont parfois déformées.

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