Du sommet des Alpes au patrimoine mondial, le yodel porte sa voix haut et fort
«Yololo oulou!» Depuis plus d’un mois, un cri de joie aux accents folkloriques retentit à travers la Suisse. Longtemps cantonné aux alpages, le yodel a été inscrit le 11 décembre dernier à New Delhi sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco. Une consécration pour cette pratique séculaire. «Cela va permettre de renforcer la visibilité du yodel en Suisse comme à l’international, et de porter un autre regard sur cette pratique, au-delà des clichés», assure Julien Vuilleumier, collaborateur scientifique à l’Office fédéral de la culture (OFC) chargé du patrimoine immatériel.
Déposée en mars 2024 par l’OFC, avec la participation de plusieurs organisations – dont l’Association fédérale des yodleurs (AFY) et la Haute école de musique de Lucerne, qui propose une filière consacrée au yodel – la candidature rejoint ainsi des emblèmes culturels tels que la Fête des Vignerons ou le savoir-faire horloger.
Encore fragile en Romandie
Si le dossier a convaincu, c’est parce qu’il répondait à des critères de transmission, de participation active de ses garants et l’existence de mesures concrètes de sauvegarde. «Ce titre ne fige pas la tradition. Ce n’est pas une mesure de protection, mais bien de sauvegarde», rappelle Julien Vuilleumier. Cette reconnaissance s’accompagne notamment de soutiens financiers de l’OFC, auprès des organisations de yodel, à hauteur de 20 000 francs par an de 2026 à 2028 pour la mise en œuvre des mesures de sauvegarde.
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