Sur l'autoroute de la migration, les oiseaux retrouvent une aire de repos au Fanel

D'importants travaux ont été effectués sur les deux îles du Fanel, dans le lac de Neuchâtel. Terminé récemment, ce réaménagement a pour objectif de créer des zones d'escales destinées aux migrateurs.
20 janvier 2026 Marjorie Spart
© Association de la Grande Cariçaie
© Association de la Grande Cariçaie

Depuis l’observatoire érigé dans la réserve du Fanel (BE), on peine à se rendre compte de l’importante transformation qu’ont subie les deux îles, dans cette baie du lac de Neuchâtel. Si le changement n’est pas spectaculaire depuis la rive, il est ô combien bénéfique pour de nombreuses espèces de volatiles. «Les deux îlots, trop robustes, trop élevés et trop végétalisés, ne jouaient plus leur rôle de site de repos et de nourrissage pour les oiseaux d’eau migrateurs et hivernants», explique Christophe Sahli, biologiste et collaborateur scientifique au sein de l’Association de la Grande Cariçaie, qui a instigué ce vaste réaménagement.

Aussi les deux parcelles de terre de 5000 m2 chacune ont-elles été abaissées et repensées pour accueillir différentes espèces, en doublant presque la surface totale à près de 18 500 m2. Les matériaux récupérés sur le site ont été triés selon leur granulométrie, puis ont servi à créer différentes zones. Il y a, d’une part, la mise en place de quatre surfaces surélevées qui seront constamment hors de l’eau et destinées, entre autres, aux goélands. «Nous avons tout intérêt à leur maintenir un site adéquat pour se reproduire et éviter ainsi qu’ils ne colonisent les villes et causent des problèmes de cohabitation», souligne Christophe Sahli.

Crainte de l’érosion

À la fin des années 1980, les îles du Fanel ont fait l’objet d’une première série de travaux. Pourquoi n’ont-elles pas été transformées pour améliorer l’accueil des migrateurs à ce moment-là déjà? «À l’époque, il persistait une grande crainte de l’érosion des îles par le lac, c’est pourquoi elles sont restées très hautes et robustes, même si l’une d’elles a quelque peu été abaissée. Et comme le goéland n’était pas encore présent en colonies, les oiseaux nicheurs étaient toujours un objectif pour les gestionnaires du Fanel. Actuellement, sa forte présence fait que toute volonté de favoriser des oiseaux nicheurs serait extrêmement compliquée, car le goéland est un prédateur opportuniste qui se nourrit des poussins d’autres espèces.»

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