Valorisés plutôt que jetés, les sangliers tirés par les autorités finissent sur la table

Afin de limiter les dégâts dans les cultures et de lutter contre les épizooties, les sangliers helvétiques sont régulés par les gardes-faunes. Dans les cantons de Vaud et de Genève, deux boucheries ont pour mandat de commercialiser leur viande.
19 janvier 2026 Milena Michoud
Lorsque la viande est saine, les sangliers prélevés par les gardes-faunes sont valorisés, notamment auprès des agriculteurs touchés par les dégâts causés par l'espèce.
© Adobe Stock

Avez-vous déjà dégusté du sanglier, après l’avoir commandé au restaurant ou à la boucherie? Si vous êtes vaudois ou genevois, l’animal qui a fini dans votre assiette pourrait bien ne pas avoir été tiré par un chasseur, mais par un garde-faune.

Dans ces deux cantons, une boucherie a pour mission de valoriser la viande des sangliers régulés par les autorités. «Comme nous avions déjà les infrastructures pour travailler le gibier, nous avons postulé à l’appel d’offres émis par l’État de Vaud en 2019», relate Jonas Porchet, cofondateur de Jorat Viandes, qui détient le mandat vaudois.

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