Chasse aux indices sur les traces de nos espèces locales
Branches perforées et pives rongées sont les indices de présence d’animaux bien précis. Certaines caractéristiques en désignent souvent les auteurs. Naturaliste de terrain et photographe de vie sauvage, Olivier Gilliéron y est attentif, car elles le mettent parfois sur la piste d’animaux qu’il cherche à immortaliser.
«Contrairement aux oiseaux qui écartent les écailles des cônes de résineux, l’écureuil les arrache ou les ronge à la base pour atteindre les pignons. Une fois les graines consommées, les cônes présentent un plumet d’écailles intactes au sommet, un axe central rongé et effiloché, et une base effrangée et pointue, explique-t-il. Quant aux éclats de bois, pouvant atteindre 10 cm de long, amassés au pied d’un arbre, ils révèlent la présence d’un pic noir en recherche de larves xylophages.»
Les secrets des pelotes
Les oiseaux rejettent par le bec les restes de nourriture, impossible à digérer, appelées pelotes de réjection. Leur taille et forme sont variables. «Pour revenir à l’aigle royal, on trouve ses pelotes sous ses aires de nidification ou ses perchoirs de repos. Dans une pelote, j’ai souvenir d’avoir identifié de petits ossements appartenant à l’écureuil roux. Cela confirme que l’aigle royal, privé de marmottes en hiver, est contraint de se rabattre sur des proies forestières difficiles à capturer», poursuit Olivier Gilliéron, auteur notamment de L’univers sauvage du lagopède alpin (Éditions Château&Attinger).
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