Il forge à la main des outils de jardin qui ont un petit supplément d'âme
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Ce matin à Premier (VD), le cliquetis des cloches des vaches est concurrencé par les coups de marteau bruyants de Lewis Hofmann. Ils s’échappent des portes ouvertes de sa forge. Sur les contreforts du Jura vaudois, l’artisan chauffe, tape et modèle des tiges d’acier avec la régularité d’un métronome.
Le local est plongé dans la pénombre. Sur sa volumineuse enclume, les étincelles de métal en fusion virevoltent à chaque coup de masse. «Il ne faut pas qu’il y ait trop de lumière, car je surveille la température du métal à sa couleur, explique-t-il en replaçant les pièces dans l’âtre pour qu’elles rougeoient à nouveau. En été, il m’arrive même d’accrocher des couvertures aux fenêtres pour pouvoir travailler plus facilement.»
A plus de 850 degrés
Pour l’heure, l’ombre légère offerte par la glycine en fleur, occultant une partie de la baie vitrée, lui suffit pour allonger des tiges d’acier, chauffées à plus de 850°C. «Il paraît que cette plante, que l’on trouve souvent à l’entrée des forges, porte bonheur. Je l’ignorais quand je l’ai placée ici, mais depuis que j’ai appris cela, j’en prends soin.»
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