Du côté de Zurich, une approche différenciée de la biodiversité qui fait ses preuves
Nichée entre le territoire allemand et un méandre du Rhin, la plaine de Rafz a longtemps été considérée comme le grenier à blé du canton de Zurich. «Aujourd’hui, elle est plutôt devenue sa réserve de graviers», observe ironiquement Ruedi Baur depuis ses vignes du versant nord de la commune. Des gravières qui puisent dans les dépôts d’un ancien glacier ponctuent en effet le paysage en contrebas qui demeure malgré tout largement agricole.
On y aperçoit la ferme de Rudolf «Ruedi» Baur Jr, qui ne se distingue pas des autres exploitations ayant quitté le centre du village pour s’éparpiller dans les champs à l’occasion d’un remaniement parcellaire dans les années 1960. Pourtant cet agriculteur qui combine grandes cultures, herbages, production de viande bovine et de vin sous l’étiquette IP-Suisse exploite de manière un peu différente la majorité de ses 28 hectares depuis 2020.
Davantage de flexibilité
Avec 28 autres collègues zurichois, il participe au programme ZiBiF (Zielorientierte Biodiversitätsförderung) lancé notamment par le Canton et l’Union des paysans zurichois. Ce projet pilote teste une alternative aux paiements directs dans le domaine de la biodiversité; les subventions ne sont plus versées en fonction de l’application de mesures rigides, et parfois contre-productives, mais d’objectifs à atteindre.
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