«Renouer avec la forêt donne envie de la protéger»

Dans son dernier film, la réalisatrice neuchâteloise Orane Burri plonge au cœur de nos forêts. Une manière d'en montrer la beauté, mais aussi de mettre en lumière les contraintes économiques exercées sur elles.
Marjorie Spart
Autrice-réalisatrice, la Neuchâteloise Orane Burri vient de réaliser un film sur la forêt.
© Thierry Porchet

Votre dernier film Inestimables forêts plonge au cœur de nos forêts. Est-ce facile de les filmer?
Non, c’est très difficile! Les arbres sont très hauts et tout y est vertical, alors qu’on filme à l’horizontale… Il a fallu démultiplier les points de vue pour tenter de rendre la forêt au plus juste. Mais la restituer sur un écran est impossible. Je préfère voir ce film comme une sorte de teaser pour donner envie d’aller l’admirer en vrai.

Ce long-métrage est une carte blanche du Jardin botanique de Neuchâtel. Quel cadre cette institution vous a-t-elle donné?
Hormis le budget, ma seule contrainte était que le film devait accompagner l’exposition Business plantes que préparait le Jardin botanique et dont le thème était le lien entre les plantes et l’économie. Pour le reste, j’étais totalement libre. J’ai opté pour le documentaire, car cela me semblait le format le plus adapté pour traiter de ce sujet.

Pourquoi avoir choisi le thème de la forêt?
J’ai effectué des recherches approfondies afin de connaître les enjeux qui liaient écologie et économie. Je souhaitais un endroit qui cristallise plusieurs thématiques. Et il était clair pour moi qu’il devait être en rapport avec le changement climatique. La forêt s’est révélée comme une évidence.

Et vous avez découvert le modèle des forêts jardinées pratiqué dans le canton de Neuchâtel. En quoi est-il exemplaire?
Ces forêts mêlent diverses essences, tailles et âges, ce qui leur permet d’être résilientes. Les arbres à couper sont minutieusement sélectionnés par les forestiers. L’humus est riche, le sol vivant et la biodiversité renforcée. En comparaison, j’ai visité des lieux en France qui ressemblaient à des champs d’arbres: tous plantés et récoltés au même moment, ils ne laissaient pas la place aux sous-bois et à la vie.

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