La lutte contre les déchets sauvages redouble durant les vacances

Le problème augmente en période estivale, notamment dans les parcs et sur les plages. Reportage 
au bord du Léman, à Lausanne, où la Ville a récemment investi dans une machine pour nettoyer le sable.
Aurélie Jaquet

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Acquise il y a trois ans par la Ville de Lausanne, cette cribleuse extrait les déchets du sable de la plage de Vidy. Utilisée quotidiennement durant la belle saison, elle permet de récolter près d’une centaine de kilos de détritus chaque semaine. © François Wavre/Lundi 13

Ils sont rares en cette heure matinale sur les quais de Vidy, à Lausanne. Seuls quelques promeneurs de chiens et joggeurs arpentent le chemin goudronné qui longe les rives du Léman. Juste à côté, sur la plage encore déserte, un petit tracteur rouge remorquant un drôle d’engin enchaîne les allers et retours. C’est une cribleuse, une machine conçue pour retirer les déchets du sable.

Depuis trois ans, ce véhicule de conception normande est la nouvelle arme anti-littering de la Ville de Lausanne. Le dispositif permet de creuser le sable à une profondeur de 5 à 10 cm et de déposer la matière recueillie dans un tamis afin d’en retenir les déchets. À l’intérieur du contenant ce matin-là, des mégots de cigarette, quelques capsules de bouteille, des emballages alimentaires, mais aussi du bois mort et des algues échoués sur le rivage.

À la fin de la matinée, toute cette matière ramassée sera acheminée dans une benne, pour être à nouveau criblée. Le sable récolté – près de 100 m3 par an – sera redéposé sur la plage et les déchets recyclés ou incinérés. «Jusqu’à l’acquisition de cette machine, le nettoyage des plages s’effectuait entièrement à la main. Mais la tâche était à la fois ardue et conséquente, particulièrement en période estivale, où les lieux sont fréquentés tant la journée que le soir», explique Dominique Rod, responsable de secteur.

Le pic du mois de juin

Durant toute la belle saison, la cribleuse intervient ainsi sur la plage tous les matins de la semaine, alors que deux ou trois personnes entretiennent à pied les zones inaccessibles et les chemins goudronnés. «Cannettes, bouteilles, papiers, on retrouve de tout. Même des slips, parfois», confie cet employé en gilet orange armé d’une pince et d’un bidon.

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