Les vins suisses sont-ils toujours attrayants?
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Comme dans le reste du monde, la consommation de vin est en baisse en Suisse. Selon les derniers chiffres publiés par la Confédération, les Helvètes ont bu 218,4 millions de litres en 2024, contre 237 millions en 2023 (-8%). En 2001, la consommation atteignait 295 millions de litres, pour une population bien moindre.
Cette décroissance n’est pas une surprise, mais vigneronnes et vignerons auraient souhaité que ce recul ne se fasse pas au détriment des crus locaux: en 2024, la part de marché du vin suisse est passée de 38,9% à 35,5%. En 2001, elle était encore de 41,2%.
Éviter de produire à perte
«Les habitudes ont changé. Ce n’est plus la norme de boire quotidiennement un verre à chaque repas, ce qui est plutôt une bonne chose d’un point de vue de santé publique. Le marché doit s’adapter», analyse Thierry Gaillard, CEO du groupe vaudois Schenk, qui possède des vignobles en Suisse, en France, en Italie et en Espagne.
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