La revanche de l'ortie, cette mauvaise herbe à la délicate saveur végétale
Le champ, d’un vert profond, s’étend en longues rangées rectilignes avec, en toile de fond, les montagnes enneigées. Toutes les plantes y occupent sagement l’espace qui leur est désigné. La configuration, propre à la culture moderne, semblerait peu originale s’il ne s’agissait d’orties.
On est plus habitué à voir ces herbacées velues et urticantes pulluler à l’état sauvage, envahir jardins, forêts et terrains en friche pour y former des barrières infranchissables. C’est qu’ici, dans la commune valaisanne d’Ayent, les orties sont cultivées en vue d’un usage spécifique: la fabrication d’une boisson bonne au corps et au palais.
Goût de reviens-y
L’utilisation de la plante n’est pas nouvelle, puisque dès l’Antiquité, elle était considérée comme un aliment réputé pour ses nombreuses propriétés (voir l’encadré). De nos jours, son image de mauvaise herbe qui lui colle aux poils lui vaut d’être largement négligée. Seuls certains herboristes et des naturopathes s’en servent encore.
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