Genève propose une alternative à l'arrachage des vignes

En réponse à la crise viticole, le canton de Genève veut éviter l'arrachage des vignes en offrant une aide financière. Celle-ci est destinée à entretenir les parcelles sans produire, préservant ainsi un élément essentiel du paysage.
ATS/La rédaction
© Adobe Stock

Face à la crise qui frappe la viticulture suisse, le canton de Genève souhaite mettre en place une alternative à l’arrachage des vignes. Le Canton versera 18 000 francs par hectare et par an pour l’entretien des parcelles, mais sans obligation de production de raisin.

Cette aide concernera au maximum 10% des surfaces viticoles déclarées, a indiqué la semaine dernière le Conseil d’État à l’issue de sa séance hebdomadaire. Elle passe par une adaptation de la réglementation cantonale sur la vigne et les vins qui reprend les dispositions d’un projet de loi du PLR débattu récemment au Grand Conseil. Ce texte, qui prévoyait un financement par le biais d’une subvention cantonale d’investissement, s’est révélé toutefois incompatible avec les normes comptables. Le conseiller d’État Nicolas Walder, chargé du Département du territoire, n’a donc pas demandé le vote final, mais promis de faire en sorte que les mesures proposées puissent rapidement entrer en vigueur.

Aide transitoire

Le projet de loi propose une aide transitoire de deux ans «pour conserver l’outil de production, dans l’espoir que Berne baisse les contingents de vins venant de l’étranger», selon l’auteur du texte, Geoffray Sirolli. Interrogé par nos soins, Marc Ramu, viticulteur genevois, ne dit pas autre chose. S’il salue cette initiative, le seul moyen de s’en sortir reste, selon lui, la mise en place d’une régulation des importations.

Avec près de 1400 hectares de vignes, la vigne est un élément structurant du paysage et du patrimoine cantonal genevois. Or plus de 90% du vignoble se situe en zone viticole protégée, ce qui signifie que ces surfaces ne peuvent pas être reconverties en d’autres cultures. La loi impose par ailleurs l’entretien des vignes pour éviter les risques phytosanitaires, rappelle le député.

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