À la Distillerie de la Ruelle, la bérudge refuse de disparaître

La petite prune typique du canton de Neuchâtel et de la Broye est menacée. Alors que les démarches pour l'obtention d'une AOP sont au point mort, Jonathan Beyeler perpétue la tradition familiale dans son alambic.
David Genillard 

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La cueillette des bérudges a commencé tôt, cet été, pour les Beyeler. Pour récupérer les fruits tombés au sol avant qu'ils ne s'abîment, le couple passe tous les jours dans son verger.
© Matthieu Spohn
La cueillette des bérudges a commencé tôt, cet été, pour les Beyeler. Pour récupérer les fruits tombés au sol avant qu'ils ne s'abîment, le couple passe tous les jours dans son verger.
Matthieu Spohn
La cueillette des bérudges a commencé tôt, cet été, pour les Beyeler. Pour récupérer les fruits tombés au sol avant qu'ils ne s'abîment, le couple passe tous les jours dans son verger.
© Matthieu Spohn
La cueillette des bérudges a commencé tôt, cet été, pour les Beyeler. Pour récupérer les fruits tombés au sol avant qu'ils ne s'abîment, le couple passe tous les jours dans son verger.
© Matthieu Spohn

Le Jura a son damasson, bien connu depuis que la Damassine a obtenu son AOP en 2010. Mais la bérudge ne compte pas pour des prunes! C’est désormais ce fruit typique du canton de Neuchâtel et de la Broye qui lutte pour sa survie.

Petite, rosée ou rouge, douce et très fruitée, elle a son petit écrin à Auvernier (NE). Pour la trouver, il faut s’engager sur les pavés de la Grand-Rue et bifurquer dans une ruelle discrète. C’est là que se trouvent la cave du domaine Beyeler et la bien nommée Distillerie de la Ruelle. Dans le verger attenant, seize pruniers se dressent. «Des mirabelliers, mais également douze arbres à bérudges», précise Jonathan Beyeler.

Raréfaction des vergers

Ces derniers se font de plus en plus rares dans la région. «À l’époque, tout le monde avait un petit verger mais beaucoup ont été arrachés pour faire place à des constructions. Mon père a fait l’inverse il y a une dizaine d’années en récupérant une parcelle voisine pour y planter ces arbres.»

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