Groseilliers et cassissiers, au bonheur des jardiniers

Faciles à cultiver, les arbustes fruitiers trouvent naturellement leur place au jardin et offrent des baies gourmandes à savourer fraîches ou transformées.
Charline Daujat
© Sigfredo Haro
© Sigfredo Haro
© Sigfredo Haro
© Sigfredo Haro

Les groseilliers, cassissiers et groseilles à maquereau appartiennent tous au genre Ribes. Parmi eux, on distingue les groseilliers à grappes, rouges, roses ou blancs, le cassissier aux baies noires, la groseille à maquereau (Ribes uva-crispa), mais aussi le casseillier josta, issu du croisement entre cassis et groseille à maquereau.

Diversifier les variétés

Le choix de la variété est déterminant. Il en existe de nombreuses, aux saveurs et aux usages variés. Mieux vaut privilégier des variétés robustes et résistantes aux maladies, sans pour autant négliger le goût. Cultiver plusieurs variétés différentes améliore la pollinisation et favorise une meilleure fructification. Un emplacement bien ensoleillé est recommandé pour des fruits plus sucrés.

Ces arbustes s’adaptent à la plupart des sols, à condition qu’ils soient riches en humus, nourrissants et bien drainés. La plantation se fait idéalement en automne, car les Ribes débourrent tôt au printemps. Une plantation printanière reste possible, mais demandera plus de suivi, notamment en arrosage, et la récolte pourra être plus modeste la première année. On espace les plants d’environ un mètre cinquante, voire davantage entre les rangs, afin de pouvoir circuler aisément. Lors de la mise en terre, il est conseillé de planter un peu profondément, en enterrant légèrement la base des branches pour favoriser l’émission de nouvelles pousses.

Un apport de compost ou de fumier bien mûr à l’automne soutient leur vigueur. Les arrosages sont surtout importants la première année et en période de sécheresse. Un paillage large au pied limite la concurrence et maintient la fraîcheur du sol.

Tailler pour renouveler

Les Ribes forment naturellement des touffes et produisent chaque année de nouvelles pousses depuis la base. La taille, réalisée en fin d’hiver, vise à équilibrer la plante et à renouveler le bois. Chez les groseilliers et cassissiers, on conserve idéalement entre huit et douze pousses, et entre six et huit pour la groseille à maquereau. Les branches âgées de trois à cinq ans sont les plus productives. Il est donc important de garder des rameaux de différents âges. Pour préparer la relève, on sélectionne deux jeunes gourmands raccourcis à une dizaine de centimètres, tandis que les autres sont supprimés à ras. Les branches trop âgées, tournées vers l’intérieur ou retombantes, sont éliminées afin d’aérer la touffe.

La cueillette s’étale de juin à juillet. Les oiseaux apprécient particulièrement ces baies dès leur maturité, une protection peut donc s’avérer nécessaire. Pour les groseilles rouges, la couleur est un bon indicateur, tandis que les cassis et les groseilles à maquereau se jugent plutôt à la souplesse du fruit, voire à la dégustation. Plus on attend la pleine maturité, plus les fruits gagnent en douceur. Fragiles, les cassis se conservent peu et gagnent à être consommés rapidement ou transformés.

Les conseils de Charline Daujat

18_s2026030901_029jpeg 1

Semis de primevère

Les graines sont fines et ont besoin de lumière pour germer: on les dépose à la surface d’un terreau fin et humide, sans les recouvrir. Une bonne exposition, mais sans soleil direct, et une température douce favorisent la levée (entre 12 et 18°C), qui peut prendre plusieurs semaines. Maintenir le substrat légèrement humide, sans excès, est essentiel. Repiquez les jeunes plants portant trois ou quatre vraies feuilles.

18_s2026021701_035jpeg 2

Bâtonnet de repiquage

Précieux, le bâtonnet de repiquage est une aide indispensable pour les plantons. Il permet de faire un trou précis ou un petit sillon pour installer les jeunes plants, de séparer délicatement les plantons les uns des autres, et de soulever les semis les plus fragiles sans abîmer leurs racines lors du repiquage. À défaut, un simple crayon en papier, une baguette ou tout objet fin et pointu peut parfaitement faire l’affaire.

18_adobestock_1372450001jpeg 3

Cerisier en fleur

Pas besoin d’aller jusqu’au Japon pour s’émerveiller: la floraison des cerisiers offre chez nous aussi un spectacle saisissant. Cette abondance de fleurs, aussi belle que fragile, ne préjuge pourtant pas de la récolte. En réalité, seule une faible part d’entre elles donnera des fruits. Gel tardif, pluie, manque de pollinisateurs ou vent limitent la formation des fruits. D’où l’importance de favoriser abeilles et autres insectes.

Achetez local sur notre boutique

À lire aussi

Accédez à nos contenus 100% faits maison

La sélection de la rédaction

Restez informés grâce à nos newsletters

Icône Boutique Icône Connexion