Pour garder Médor, les seniors dans le besoin ont des anges gardiens

Assistance Chiens et chats favorisent la santé et le maintien à domicile des personnes âgées. Mais des difficultés financières ou une hospitalisation peuvent remettre en cause ce lien. Des solutions existent grâce à des associations.
Véronique Curchod
Les personnes âgées peuvent se tourner vers différents organismes pour obtenir de l’aide et ainsi garder leur compagnon à quatre pattes.
© Adobe Stock
Partager son quotidien avec un chien ou un chat est une source indéniable de joie pour nombre de personnes âgées. D’autant plus lorsque cette compagnie vient combler une certaine solitude.

Néanmoins, la question du devenir du canidé ou du félin se pose en plusieurs situations, qu’il s’agisse de soins vétérinaires exceptionnels ou de l’hospitalisation, l’entrée en EMS ou le décès du propriétaire.

Des factures salées

«Les animaux font aujourd’hui partie du minimum vital de certaines personnes déconnectées d’amis ou de leur famille, observe Stéphane Crausaz, de la Société vaudoise pour la protection des animaux (SVPA). Ils sont parfois le seul lien affectif présent. Malheureusement, de nombreuses personnes âgées font face à des difficultés financières à cause de l’explosion des frais vétérinaires, notamment de la médecine diagnostique, pratiquée par de grands groupes privilégiant des modèles lucratifs.»

La SVPA reçoit quotidiennement des sollicitations d’aide financière, et y répond positivement dans la mesure du possible. Dans le Jura, une nouvelle fondation, baptisée Chipie, qui a vu le jour ce printemps, poursuit un objectif similaire. Selon les vœux de la légataire, celle-ci a pour but d’aider les personnes dans le besoin, pour autant qu’elles soient domiciliées dans le canton, âgées au minimum de 65 ans et avec des revenus modestes.

«Nous avons déjà pu soutenir des seniors en réglant des factures vétérinaires imprévues, se réjouit la présidente Claudia Zuber. Celles-ci peuvent rapidement atteindre plusieurs milliers de francs.» La fondation, bien qu’indépendante, travaille avec l’Association jurassienne de protection des animaux, basée à Glovelier (JU).

Un service gratuit

Si besoin, celle-ci se charge de recueillir temporairement chiens et chats. «Bien que ce discours puisse déranger, nous essayons de faire de la prévention en rendant les futurs propriétaires attentifs au fait qu’entretenir un animal, et devoir parfois faire face à des imprévus, occasionne des frais importants. Si on se trouve dans une situation délicate, mieux vaut s’abstenir.»

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