Un pépiniériste-viticulteur valaisan face aux épreuves climatiques

Intempéries, mildiou ou risques de crue mettent à rude épreuve Matthieu Vergère, directeur de Multiplants à Vétroz (VS). La période s'avère pourtant cruciale pour la réussite de la pépinière.
Réane Ahmad
Matthieu Vergère, pépiniériste à Vétroz. © Réane Ahmad

Tous les pépiniéristes-viticulteurs, comme Matthieu Vergère à Vétroz (VS), vivent un mois de juillet tendu, alors que la réussite de leur pépinière se joue en ce moment. Les sols gorgés d’eau, la pression du mildiou ou encore la crue du Rhône n’épargnent pas les nerfs du directeur de Multiplants et président des Pépinières Viticoles Suisses (PVS). Observateur de terrain aux côtés de son équipe, le jeune professionnel passe quotidiennement entre les rangs de sa pépinière de 3 hectares à Sion. Il contrôle jour après jour l’évolution des plants greffés et l’humidité du sol. En effet, rien de plus fragile que 
ces près de 600 000 «enfants» mis en 
terre fin mai, encore au début de leur croissance.

Un an et demi de travail

La période actuelle s’avère déterminante, car elle clôt un cycle d’un an et demi de travail du viticulteur-pépiniériste à raison de vingt-cinq opérations successives. La solution pour s’en sortir? «Avoir un bon banquier et un entourage de confiance!» souligne en riant Matthieu Vergère. Durant cette longue gestation, la responsabilité sanitaire pèse aussi sur les épaules des pépiniéristes. En 2019, le Valais a été le premier canton à traiter toute sa production à l’eau chaude pour lutter contre la flavescence dorée. Pour s’offrir plus de marge de manœuvre dans ce contexte propre à la filière, Matthieu Vergère a décidé, lors de sa reprise de Multiplants en 2017, de réviser le mode de facturation.

Accompte dès la commande

Traditionnellement, les acheteurs réglaient la facture lorsqu’ils récupéraient leurs plants à la fin de l’été, voire à Noël. Aujourd’hui, ils versent un acompte de 30% à la commande. «Du côté du client, cela renforce l’engagement et échelonne le paiement. Du côté de l’entreprise, on gagne une certaine sécurité.» À mi-juillet, de premières estimations de la pépinière renseignent sur le nombre de plants viables cette saison. «Au départ, je table sur 50% de réussite en moyenne. Certains lots vont mieux que d’autres en fonction de nombreux facteurs comme le choix du porte-greffe ou la variété.» Les déchets sont, eux, valorisés sous forme de biogaz.

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