L'agriculture face à l'épineuse question de la culture salariale
En décembre, la Touvière annonçait être contrainte de fermer sa chèvrerie. Cette ferme écologique sise à Meinier (GE) était divisée en deux structures distinctes. Si le Domaine de la Touvière qui comprend maraîchage, pommes et poules pondeuses poursuit son activité, ce n’est pas le cas de la coopérative des Chèvres. Malgré un bon chiffre d’affaires, de nombreux clients et une belle notoriété, celle-ci doit fermer.
Parmi les raisons invoquées figure en bonne place l’impossibilité de garantir des salaires convenables. «On n’arrivait pas à se verser plus de 1800 francs par mois pour un 80%», explique Sophie Regard, l’une des ex-chevrières ayant participé à créer la coopérative il y a neuf ans.
Salaires minimums
Loin d’être un cas isolé, cette fermeture met en lumière les mécanismes entraînant dans une précarité croissante une grande partie du monde agricole. «Pour les petites et moyennes exploitations comme la Touvière, les paiements directs ne suffisent pas à compléter les revenus trop bas de la vente des produits et ne permettent donc pas de couvrir les charges salariales», analyse Rudi Berli, maraîcher genevois et membre du comité du syndicat agricole Uniterre.
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