Des engrais pour assurer la qualité des blés
En ce mois de février, c’est la période des engrais qui commence dans les champs de blé. Antoine Freiburghaus a rempli son semoir et répandu les bouchons sur ses parcelles. «Pour nourrir la plante, il faut lui administrer ce que l’on appelle des engrais NPK – N pour nitrate, P pour phosphore et K pour potassium. En ce qui concerne les engrais azotés, ce sera plutôt fin février et début mars. Actuellement, c’est de phosphore que la terre a besoin.»
Via ses fournisseurs, le Vaudois achète des engrais fabriqués à l’étranger, mais agréés par le FiBL pour un usage en agriculture biologique. «L’engrais que j’ai choisi est minéral et n’est pas lessivable. Cela veut dire que même en cas de fortes pluies, des résidus ne partiront pas dans la nappe phréatique.»
Se passer des engrais de synthèse
Le moment d’épandre les engrais n’est jamais laissé au hasard: «Si on ne donne pas à manger à la plante au bon moment, le taux de protéine du grain ne sera pas assez élevé au moment de la récolte. Et depuis l’an passé, on est moins payés si nos blés n’atteignent pas le taux exigé par l’acheteur.»
Depuis qu’il a entrepris sa reconversion, Antoine Freiburghaus a naturellement dû revoir son choix d’engrais: qui dit agriculture biologique, dit interdiction d’utiliser des intrants chimiques. «En conventionnel, j’en utilisais, évidemment: ils sont moins coûteux et plus puissants que leurs équivalents bios. Certains engrais azotés bios contiennent 14% d’azote, contre le double pour des engrais conventionnels. Heureusement, le prix d’achat devrait compenser cette dépense.»
Erreurs à éviter
L’épandage de l’engrais terminé, cap sur la ferme pour préparer des documents administratifs: le recensement agricole approche. Pour cette deuxième année en bio, le jeune paysan ne veut prendre aucun risque: «Je me rendrai au bureau de Prométerre à Aigle, explique-t-il. Un expert m’aidera à remplir correctement tous ces papiers. C’est le recensement qui dictera les paiements directs auxquels j’aurai droit. Autant dire qu’il ne faut pas commettre d’erreur.»
En parallèle, Antoine Freiburghaus s’intéresse de près au projet de développement régional des Muverans, qui est en train de voir le jour: l’idée de fédérer les paysans de la région pour promouvoir l’agriculture locale est une perspective séduisante pour le jeune agriculteur.
