Des petites mains à l'œuvre au jardin

Creuser, semer, arroser et observer: le jardin offre aux enfants un terrain d'expérimentation idéal, les genoux dans la terre et les yeux grands ouverts.
Charline Daujat

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© Sigfredo Haro
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Les enfants n’ont généralement pas besoin de beaucoup d’encouragements pour jardiner. Ils adorent creuser la terre, jouer avec l’eau et les graines. Le mieux est de faire avec eux, en expliquant ce que vous faites: pourquoi une graine doit être recouverte de terre, pourquoi certaines plantes ont besoin d’un tuteur ou pourquoi il faut arroser au pied plutôt que sur les feuilles.

Pour les plus petits, choisissez des graines faciles à saisir comme les pois, les haricots ou les fèves pour éviter que les semis ne partent dans tous les sens. Les bulbilles d’oignon, d’échalote ou d’ail, les pommes de terre et les bulbes à fleurs sont également bien adaptés à leurs petites mains.

Premières responsabilités

Les plantons sont une autre possibilité, avec l’avantage de toucher immédiatement la plante. Un petit arrosoir à leur taille leur permet de prendre soin des plantations tout seuls. Prévoyez simplement de devoir parfois mettre fin à l’opération avant que le potager ne se transforme en mare!

Les plus grands peuvent manipuler des graines plus petites et participer davantage aux différents travaux. Pourquoi ne pas leur réserver un petit coin de potager rien qu’à eux? Avoir la responsabilité de quelques cultures les rend souvent très fiers et leur permet de faire leurs propres expériences, avec parfois quelques réussites et quelques surprises.

Salades, fraises et menthe

Avec les enfants, mieux vaut miser sur des cultures dont les résultats ne se font pas trop attendre. Les radis ou certaines salades poussent rapidement et permettent de suivre assez vite leur développement. Les fraisiers et les tomates sont également de bons choix: savoir que de beaux fruits viendront récompenser leurs soins donne une motivation supplémentaire. Les plantes aromatiques, comme la menthe, sont faciles à cultiver et intéressantes à sentir et goûter.

Mais l’un des grands intérêts du jardin est justement de pouvoir observer le temps qui passe. Une petite graine devient une pousse qui grandit et (parfois) fleurit et produit un fruit. En suivant ce cycle, les enfants découvrent concrètement d’où viennent les aliments qu’ils mangent, mais aussi la vie en général.

Mille choses à observer

Ils développent aussi leur curiosité et leur sens de l’observation: une feuille grignotée, une toile d’araignée entre deux tiges, une graine emportée par le vent ou encore une larve de cétoine dans le compost deviennent autant d’occasions de s’arrêter et de regarder.

Inutile d’ailleurs de transformer chaque sortie au potager en leçon de sciences. Laissez-les toucher la terre, creuser, sentir les plantes et poser leurs questions. Les gants ne sont pas indispensables, sauf pour certains travaux comme le désherbage. Et s’ils finissent couverts de terre, ce n’est pas bien grave: un bon bain réglera la question. Au jardin, apprendre passe aussi par les mains sales et le plaisir de faire ses propres expériences.

Les conseils de Charline Daujat

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Une touche de caractère

Mizuna, moutarde rouge, moutarde de Chine, tatsoï… ces mélanges de jeunes feuilles asiatiques sont résistants au froid et se récoltent au fil des besoins durant l’automne et l’hiver. Coupez les feuilles quelques centimètres au-dessus du sol: elles peuvent repousser pour plusieurs récoltes. Crues en salade, elles apportent du caractère aux plats, mais peuvent aussi être ajoutées à une soupe ou une poêlée.

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Repiquer les jeunes lavandes

Les jeunes pousses de lavande peuvent être repiquées au jardin jusqu’au début de l’automne, afin qu’elles s’enracinent avant l’hiver. Installez-les en plein soleil, dans un sol léger et bien drainé, en espaçant les plants d’environ 30 à 40 cm. Si la terre est lourde, améliorez le drainage avec du gravier ou du sable. Arrosez après la plantation, puis modérément: la lavande redoute l’humidité stagnante.

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La relâche du pommier

Après une année très chargée en fruits, un pommier peut produire peu ou pas de pommes l’année suivante. Une forte récolte épuise une partie de ses ressources, sans compter que les pépins envoient des signaux hormonaux qui freinent la formation des fleurs pour la saison suivante. Cette alternance varie selon les variétés et peut être accentuée par le climat. Un éclaircissage précoce aide à la limiter.

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