Des habits de seconde main pour enfants à portée de clic

Le Mini Gang est une entreprise romande spécialisée dans l'achat et la revente de vêtements d'occasion pour les bambins. Elle a récemment lancé une boutique en ligne pour les parents pressés mais soucieux de la durabilité.
Noémie Matos

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© DR

Et si acheter de la seconde main devenait un réflexe pour habiller les enfants? C’est le défi que se sont lancé Célia Hauff (à gauche sur la photo) et Nicole Rios (à droite), mamans et fondatrices de l’entreprise suisse Le Mini Gang.

Le tout nouveau site web minigang.ch permet de commander à prix doux (on y trouve des pulls à moins de 10 francs, par exemple) et de revendre des vêtements d’occasion, de zéro à 12 ans, de toutes saisons.

Répondre à un besoin

Célia Hauff et Nicole Rios se sont rencontrées en 2021 lorsqu’elles travaillaient dans un magasin de décoration à Lausanne. Comme tout parent, elles ont vu que garde-robe junior rimait avec renouvellement et tri incessants. Conscientes de l’impact écologique de la mode, elles pensent que la seconde main est la solution idéale. «Mais on n’est pas toujours disponible pour se rendre à des braderies. En parallèle, Nicole a remarqué qu’il existe peu de sites web helvétiques dédiés aux habits d’occasion pour enfants», rapporte Célia Hauff.

Le Mini Gang naît de ce constat en 2025. Ses fondatrices rachètent des kilos d’habits en bon état, qu’elles revendent à leur «premier marché du Minigang» organisé à Blonay (VD) en novembre 2025, avec foodtrucks et activités pour enfants. Un vrai succès, aux dires de notre interlocutrice. Puis, une campagne de financement participative et un pop-up store à Vevey permettent d’agrandir le stock d’habits et d’obtenir les fonds pour ouvrir le site web avec un développeur en été 2026.

Un ancrage régional

Dans le local veveysan de l’entreprise, Célia Hauff se consacre depuis l’année passée à temps plein au Mini Gang. Elle y trie les vêtements, les repasse avec l’aide de sa mère, les photographie, rédige la fiche produit pour le site web (environ 800 pièces y sont en vente) et prépare les colis.

«On prend grand soin de ces petits habits. Il nous reste des milliers d’articles à traiter», glisse-t-elle. Nicole Rios, qui travaille à 100% à côté, gère les comptes Instagram et Facebook. Les deux complices s’entourent de talents locaux, comme deux amies graphistes, ou encore la créatrice de la marque veveysanne Patata Modeler, qui leur a donné des habits évolutifs [vêtements ajustables à la croissance de l’enfant, ndlr] de seconde main.

Développement en Suisse alémanique prévu

Et la suite? Une traduction du site en allemand, pour la clientèle alémanique, et en anglais, est prévue. Ainsi que de nouveaux événements: «Nous organiserons sûrement un deuxième marché du Mini Gang au printemps 2027, détaille Célia Hauff, avec aussi des pop-up stores et des vide-dressings en parallèle.»

Sans dévier de leur ligne directrice, la seconde main. «On sait que tout le monde continuera à acheter du neuf. L’idée est de questionner l’utilité de chaque acquisition, de prendre soin de l’habit et de lui donner d’autres vies», conclut-elle.

+D’infos minigang.ch

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