En Gruyère, on fête le retour des moutons

Au premiers jours de l’automne, la descente des troupeaux est célébrée à Bellegarde (FR) lors de la Schafscheid. Nous avons laissé carte blanche à notre photographe Joachim Sommer, qui s’est plongé dans cette tradition vieille de quatre siècles.
Clément Grandjean

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Au total, entre 300 et 500 bêtes défilent dans le village de Bellegarde durant la foire aux moutons.
© Joachim Sommer
Au total, entre 300 et 500 bêtes défilent dans le village de Bellegarde durant la foire aux moutons.
© Joachim Sommer
Au total, entre 300 et 500 bêtes défilent dans le village de Bellegarde durant la foire aux moutons.
© Joachim Sommer
Au total, entre 300 et 500 bêtes défilent dans le village de Bellegarde durant la foire aux moutons.
© Joachim Sommer
Au total, entre 300 et 500 bêtes défilent dans le village de Bellegarde durant la foire aux moutons.
© Joachim Sommer
Au total, entre 300 et 500 bêtes défilent dans le village de Bellegarde durant la foire aux moutons.
© Joachim Sommer
Au total, entre 300 et 500 bêtes défilent dans le village de Bellegarde durant la foire aux moutons.
© Joachim Sommer
Au total, entre 300 et 500 bêtes défilent dans le village de Bellegarde durant la foire aux moutons.
© Joachim Sommer
Au total, entre 300 et 500 bêtes défilent dans le village de Bellegarde durant la foire aux moutons.
© Joachim Sommer
Au total, entre 300 et 500 bêtes défilent dans le village de Bellegarde durant la foire aux moutons.
© Joachim Sommer
Au total, entre 300 et 500 bêtes défilent dans le village de Bellegarde durant la foire aux moutons.
© Joachim Sommer

C’est un cortège que l’on entend bien avant de le voir apparaître dans la rue autour de laquelle s’allonge le village de Bellegarde – qu’ici d’ailleurs on appelle plutôt de son nom alémanique de Jaun. Le tintement des sonnettes résonne, annonçant l’arrivée des troupeaux de moutons qui ont passé l’été sur les alpages environnants.

À l’affut du détail

Documenté depuis le XVIe siècle, l’événement attire chaque année une foule nombreuse venue rendre hommage à une pratique ancestrale du pastoralisme qui est encore vivace dans la région. «Il y a un décalage amusant entre la dimension historique du défilé et les spectateurs qui le suivent à travers l’écran de leur smartphone», sourit Joachim Sommer.

Friand de ce genre de détails et de ces petits paradoxes qui donnent tout son sel à un cliché, le photographe veveysan assistait pour la première fois à la Schafscheid. Ce qui l’y a marqué? L’importance de la transmission: «L’élevage ovin en Gruyère a une dimension très familiale. C’est beau de voir plusieurs générations mener ensemble leur troupeau. Tous m’ont dit la même chose: malgré le fait que l’activité soit peu rentable, il n’est pas question pour eux d’abandonner l’élevage de moutons.»

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