Semer des embûches aux grignoteurs de graines
Les semences récoltées ne sont pas toujours indemnes. Certaines portent déjà des maladies, d’autres abritent œufs ou larves d’insectes invisibles à l’œil nu. La plus fréquente de ces intruses est la bruche des légumineuses. Ce petit coléoptère brun, proche des charançons, agit en toute discrétion: la larve se développe à l’intérieur même de la graine, rendant l’infestation difficile à déceler.
On distingue plusieurs espèces, chacune spécialisée: la bruche du pois (Bruchus pisorum), celle du haricot (Acanthoscelides obtectus) ou de la fève (Bruchus rufimanus). La femelle pond ses minuscules œufs jaunâtres sur les gousses encore en maturation. Dès l’éclosion, la larve pénètre dans le grain et s’y nourrit sous l’épiderme. L’adulte émerge ensuite en perçant un trou parfaitement rond, signature caractéristique de sa présence. Une seconde génération peut dans certains cas se développer dans les graines stockées.
Une prévention qui commence au jardin
Si les grains perforés perdent un peu de leur valeur nutritive et de leur bel aspect, ils restent consommables après tri, les bruches ne présentant aucun risque pour la santé. Si les graines sont destinées au semis, les attaques situées au niveau du germe réduisent drastiquement le taux de germination.
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