Marché en effervescence: les mousseux suisses guettent un débouché
La viticulture est en crise, mais la petite bulle des mousseux résiste. Les chiffres publiés par l’Observatoire suisse du marché des vins (OSMV) sont éloquents: alors que la consommation des «vins tranquilles» a diminué de 17% depuis 1993, celle de leurs cousins effervescents a bondi de 57% depuis 2002. «C’est l’un des rares segments de la branche qui présente une croissance constante», souligne Alexandre Mondoux, responsable du secteur Économie et gestion de l’OSMV.
Les grands domaines romands l’ont bien compris. Brand manager chez Schenk, Miryam Voide confirme que l’offre se développe et qu’inclure un vin effervescent à sa gamme est devenu une nécessité. La Maison Badoux à Aigle (VD), passée en 2008 dans le giron de Schenk, s’y est mise en 2016, avec une variante «brut» de ses Murailles.
De 60 000 à 600 000 flacons
À Perroy (VD), Fabio Penta ne peut que confirmer cet intérêt. Son entreprise Œnologie à façon élabore des vins effervescents pour les producteurs qui le souhaitent. La société le fait depuis 2017 par gazéification et, depuis 2023, selon la méthode traditionnelle, utilisée en Champagne. «Les chiffres parlent d’eux-mêmes: entre 2017 et 2024, nous sommes passés de 60 000 bouteilles à 600 000.»
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