«Millefeuille», un nouveau média qui veut allier bons mots et ateliers gastros

À l'initiative du journaliste culinaire Siméon Calame, un nouveau magazine indépendant racontera dès cet été le terroir romand et ses acteurs. Le projet a atteint son objectif de financement en décembre.
24 janvier 2026 Milena Michoud
© Bontron&Co

Pas moins de «268 contributeur*rices» pour une campagne «clôturée avec succès». C’est ce qu’indique la page du financement participatif lancé par Siméon Calame en novembre dernier. Bilan: 32 703 francs récoltés. Cette somme et la rapidité à laquelle les dons ont atteint le palier de 20 000 francs – l’objectif que s’était donné le journaliste de 27 ans – ont dépassé les espérances de l’habitant de Saint-Saphorin (VD). Surtout, cela signifie que le paysage romand des médias culinaires accueillera bientôt un nouveau venu. Son nom: Millefeuille(ici des couvertures provisoires).

Adolescent, Siméon Calame se prend d’abord de passion pour la pâtisserie, dans laquelle il commence une formation, interrompue pour raisons de santé. C’est en entrant dans le journalisme culinaire – notamment pour le réputé Gault&Millau – qu’il renoue avec son amour du goût et part à la rencontre de nombreux chefs romands.

Activités en plus du papier

Six ans plus tard, il cherche à élargir son horizon. «Il me manquait un espace où raconter des histoires qui dépassent les régions lausannoise et genevoise, précise-t-il. Je voulais aussi pouvoir parler de tous les métiers d’artisanat qui entourent le monde de la restauration.» En septembre 2025, il démissionne et s’engage dans un projet en indépendant: éditer son propre magazine.

Dans un contexte médiatique en difficulté, il fait avec Millefeuille le choix de la diversification: à côté du magazine papier, il proposera ateliers, rencontres et dégustations avec des professionnels, dont plusieurs l’ont déjà assuré de leur soutien. Ces événements ne se feront pas au détriment du journal. «Sur les 268 contributeurs, 125 se sont déjà inscrits pour un abonnement annuel: ça montre un vrai engouement», se réjouit le Vaudois.

Ne reste plus qu’à tout mettre en place pour le premier numéro, qui sortira en juin. Les publications s’égrèneront ensuite au rythme de quatre numéros par an. Mû par un enthousiasme tout de même serti d’une pointe d’appréhension, Siméon Calame en est conscient: «Il va falloir faire quelque chose de bien, maintenant.»

+ D’infos instagram.com/simcalame

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