Les microplastiques sont-ils une bombe à retardement?

Une bouteille en PET et un pneu ont deux points communs: ce sont des polymères, mais ce sont aussi de gros pollueurs. En cause, les micro- et nanoparticules qu'ils libèrent tout au long de leur existence. En outre, celles-ci pourraient bien aussi menacer notre santé.
Sylvie Ulmann
© Adobe Stock

Des eaux aux berges du Léman en passant par le tube digestif des poissons à l’air que nous respirons, ils sont partout: les microplastiques. Des particules dont la taille varie entre 5 mm et un millième de millimètre. Ces dernières, cent fois plus fines qu’un cheveu, sont imperceptibles à l’œil nu.

Les instruments et méthodes d’analyse devenant de plus en plus précis, «on s’intéresse désormais également aux nanoplastiques, soit à partir du micromètre», ajoute Florian Breider, qui dirige le Laboratoire central environnemental de l’EPFL.

Taille déterminante

Leur provenance? PET, polyéthylène, polystyrène et autres polyamides et polypropylène qui composent tout ou partie des bouteilles, vêtements, meubles, pneus ou emballages que nous utilisons au quotidien. Spécialiste ès micro- et nanoplastiques, Florian Breider étudie leur toxicité ainsi que leur évolution dans le temps et dans différents milieux.

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