lutte suisse
Les Romands mouillent le maillot en vue de la Fête fédérale d’Estavayer

Dans six mois, la Suisse aura son nouveau roi de la lutte. À quelques semaines de l’ouverture de la saison de lutte 2016, reportage à Cottens, où la crème des lutteurs fribourgeois s’afronte régulièrement.

Les Romands mouillent le maillot en vue de la Fête fédérale d’Estavayer

Choc thermique assuré quand on passe la porte du local de lutte de Cottens. Dehors, la neige recouvre la campagne environnante, mais à l’intérieur, c’est un véritable sauna. Dix-huit lutteurs fribourgeois se sont donné rendez-vous pour l’entraînement cantonal hebdomadaire, sous la houlette de Christian Schmutz, chef technique de l’Association fribourgeoise de lutte suisse. Après quelques minutes d’échauffement au cours desquelles les lutteurs assouplissent leurs articulations, ils enfilent les culottes de jute. Pendant plus d’une heure, ils vont s’affronter, enchaînant les passes jusqu’à l’épuisement. Objectif pour ces jeunes venus de Guin, Estavayer-le-Lac, Fribourg et Châtel-Saint-Denis: être au top de leur forme d’ici au mois d’avril, date des premières fêtes de lutte de l’année (voir encadré ci-contre). Tous s’accordent à dire que ce début de saison 2016 aura une saveur toute particulière: c’est l’année de la Fête fédérale, et elle se déroule à Estavayer-le-Lac. «On a tous hâte d’en découdre», confie Alexandre Loup, jeune lutteur du club d’Estavayer, en s’échauffant les épaules et la nuque.

Six entraînements par semaine
«À six mois de la Fête, ce n’est plus le moment de travailler sa technique, assène Christian Schmutz. Désormais, il faut en- granger des heures de pratique, répéter encore et encore ses prises en conditions réelles. Et pousser son corps dans ses derniers retranchements.» Au signal de l’ancien lutteur singinois, les jeunes athlètes s’affrontent, à raison de deux fois trois minutes, imitant les conditions réelles d’une passe. En plus des deux entraînements hebdomadaires dispensés dans leurs clubs respectifs, la crème des lutteurs fribourgeois se retrouve pour une séance hebdomadaire d’un niveau plus élevé. «Les entraînements cantonaux permettent de varier davantage les partenaires, fait re- marquer Augustin Brodard, jeune lutteur du club de la Haute-Sarine. Affronter des lutteurs couronnés ou non qu’on connaît moins, ça nous fait incontestablement progresser.»

Comme tous les lutteurs présents ce soir-là, le jeune homme de La Roche ne ménage pas ses efforts, motivé à l’idée de faire partie des vingt-sept Romands sélectionnés pour lutter dans l’arène d’Estavayer le 27 août prochain. Il est l’un des principaux espoirs romands, tout comme Fabio Casarico, qui, âgé d’à peine 20 ans, a brillamment décroché ses premières couronnes la saison passée. Le Fribourgeois de Granges-Paccot l’avoue sans ambages: la Fête fédérale est une idée fixe. «Je mange Fédérale, je dors Fédérale, je vis Fédérale depuis plus d’un an.» Cet étudiant a pris une année sabbatique pour se consacrer entièrement à sa passion et assumer d’innombrables séances de fitness, de musculation, de gainage, d’endurance et de technique.

Texte(s): Claire Muller

À L'AGENDA

Les fêtes romandes

8 mai Cantonale genevoise à Carouge.
22 mai Cantonale neuchâteloise à Couvet.
29 mai Cantonale vaudoise à Eysins (VD).
12 juin Romande à Aigle (VD).
19 juin Fête alpestre au Lac-Noir (FR).
26 juin Cantonale fribourgeoise à Châtel-Saint-Denis.
3 juillet Cantonale valaisanne à Viège.

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