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Semis, boutures et divisions
Semis, boutures et divisions

Je dois bien avouer que passer nos vacances de février au jardin est devenu une habitude plutôt agréable, même si ces bouleversements climatiques qui le permettent ne présagent rien de bon… On n’a pas sorti le hamac cette fois (lire billet du 4 mars 2019) mais on aurait pu. Pas le temps, et même pas vraiment l’envie de se poser quand il y a tant de choses à planter, bouturer, diviser, semer et tailler.

Côté verger, les plantations se poursuivent inlassablement (lire billet du 25 novembre 2019). Sous les arbres, la strate arbustive est en place: j’ai planté les boutures de cassis et groseilliers bichonnées l’an dernier, installé des pieds de vigne au pied des vieux fruitiers, rajouté des scions de moindre vigueur en périphérie de leurs couronnes, repiqué des framboisiers un peu partout, amendé et paillé ce qui devait l’être. Et bien sûr, j’ai craqué pour de nouvelles variétés originales, comme par exemple le Goumi du Japon, alias Eleagnus multiflora, qui est un bon fixateur d’azote et porte des petits fruits tout à fait comestibles. Pour se rapprocher toujours un peu plus du concept de jardin-forêt, il me reste à planter des vivaces herbacées entre tous ces ligneux, histoire de concurrencer au  plus vite la repousse de l’herbe qui pointera immanquablement du nez. Il y aura par exemple de la ciboule, des fougères, des consoudes, du raifort, de la menthe, mais aussi des plantes indigènes comme les géraniums, pervenches et sceaux de Salomon, sans oublier des plantes ornementales horticoles (iris, phlomis, hémerocalles..) dont il me reste des touffes à diviser.

Dans la serre, j’ai rempoté ce week-end les sauges pourpres et les choux de Daubenton bouturés cet automne. Ils seront ainsi fin prêts pour être plantés en mai le long des lisières les plus ensoleillées. Et en parallèle bien sûr j’ai semé en pleine terre les légumes primeurs, en godets les aubergines et poivrons de l’été, ainsi qu’une kyrielle d’espèces vivaces peu courantes qui, je l’espère, étofferont toujours plus le jardin cet automne, pourront être échangées lors d’un troc ou feront plaisir aux ami-e-s.

Avec tout ça, je n’ai pas beaucoup d’avance avec la taille des haies champêtres et des arbres fruitiers. Mais ouf,  j’ai assuré l’essentiel: le prélèvement de boutures sur les petits fruits, histoire de remplir à nouveau la pépinière qui s’est vidée drastiquement cet hiver. Comme l’an passé,  je le confirme: c’est trop bien les vacances au jardin, même si un peu courtes quand même…

 

Texte(s): Aino Adriaens
Photo(s): Antoine Lavorel, Aino Adriaens

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