Le doux bruit de ma tondeuse

Le doux bruit de ma tondeuse
Le doux bruit de ma tondeuse

Ça y est, les tondeuses à gazon sont de sortie! Après quelques mois d’abstinence, remisées au garage, elles boivent un petit coup d’huile, renâclent au démarrage puis s’élancent gaillardement à l’assaut de l’herbe tendre dans un bruit de … moteur deux temps. Et c’est parti pour des heures de nasillement car les tondeuses s’interpellent et se répondent comme des coqs et rappellent à l’ordre le voisin qui ose négliger sa pelouse. Vous l’aurez compris: je n’aime pas ce vacarme. Et je peine à comprendre certains de mes concitoyens qui luttent sans relâche contre les brins qui dépassent et les pâquerettes qui éclosent, tout en suant et grommelant contre cette corvée souvent plus qu’hebdomadaire. N’y a-t-il pas quelque chose d’absurde à vouloir absolument un beau gazon vert, y mettre de l’eau et de l’engrais pour que ça pousse, puis le raser sitôt que ça a poussé?!

Ceci dit, nous avons quand même une tondeuse, car on apprécie d’avoir un petit espace facile à fouler et pratique pour la chaise longue. Mais c’est une tondeuse mécanique hélicoïdale.  «Quelle horreur!» me direz-vous,  «C’est fatiguant et ça bourre tout le temps!». Et bien oui et non. Tout dépend du modèle que vous avez essayé! Si les machines bon marché finissent rapidement dans la benne d’une déchetterie, rien de tel avec les modèles professionnels. Nous avons acheté une tondeuse mécanique il y a 20 ans, pour environ Fr 250.- et elle n’a jamais failli depuis. Elle ne tombe jamais en panne, s’aiguise toute seule, ne pue pas, ne dérange pas le voisinage et du coup, peut même s’utiliser le dimanche. Autres avantages? Elle est légère, maniable et facile à ranger. Elle permet de faire un peu d’exercice physique et s’arrête instantanément lorsqu’on a de la visite au jardin. Mieux encore: nos amis veulent tous l’essayer et se mettent à tondre à notre place!  C’est 100 % gagnant, alors pourquoi ne pas l’adopter?

Pour en savoir plus (infos techniques et bonnes adresses), lisez aussi l’article sur le même sujet paru dans nos colonnes dans l’édition du 20 juin 2013.

Texte(s): Aino Adriaens
Photo(s): Aino Adriaens, Eric Bernier

L'huile de coude, une alternative au pétrole

A l’origine des mouvements de transition énergétique, la permaculture cherche à limiter le recours à la pétrochimie et donc à éviter tant que possible les moteurs. D’anciens outils agricoles diablement efficaces comme la faux et le hache-paille ont été remis au goût du jour par les jardiniers. Les maraîchers professionnels en ont aussi inventé de nouveaux,  comme la campagnole du Bec Hellouin ou le semoir Coleman. Ils misent aussi sur la traction animale, en adaptant des mécanismes d’autrefois aux besoins actuels, prouvant ainsi que la transition énergétique qui est en marche génère un grand élan d’innovation. Vous pourrez découvrir certains de ces nouveaux outils lors de la toute prochaine foire agricole bio de Moudon, du 11 au 13 mai.