vaud, Yverdon-les-Bains

Balade sur la route du sel à travers Yverdon

Pendant des siècles, la capitale du Nord vaudois fut la plaque tournante du commerce du sel entre les salines françaises et les cantons suisses. Aujourd’hui encore, ce glorieux passé se lit en filigrane, des rives du lac au centre-ville.

Imaginez des barques, transportant des tonneaux remplis de sel, voguant sur la Thièle en direction du lac de Neuchâtel. Au Moyen Âge, cette scène était quotidienne pour les habitants d’Yverdon. La ville était alors un centre commercial névralgique, idéalement située au pied du Jura, avec un accès au lac et aux rivières. Le sel, indispensable alors pour conserver les aliments, y a transité jusqu’en 1837, date de la découverte de la saline de Schweizer­halle près de Bâle, qui a peu à peu remplacé le sel français sur les tables helvétiques. Ne subsistent aujourd’hui de cette riche époque que quelques vestiges, dont le centre-ville, de la place Pestalozzi aux rues piétonnes, chef-d’œuvre du XVIIIe siècle. Le rayonnement d’Yverdon était alors à son comble, les curistes de toute l’Europe venant se refaire une santé au Centre thermal et dans cette région, qui a prospéré grâce au transport d’or blanc.

étapes

1. Canal oriental

Ce canal, passant devant le château et la gare, s’appelait à l’origine la Petite-Thièle. Impétueuse, elle fut endiguée au début du XXe siècle, devenant le mince Canal oriental que l’on connaît aujourd’hui.
Il s’élargit au fur et à mesure que l’on se rapproche du lac dans lequel il se jette, de nombreux bateaux y sont amarrés.

2. Rives du lac

L’accès au lac est primordial dans l’histoire de la cité, permettant des échanges avec l’ensemble du pays. Si autrefois il arrivait presque jusqu’au château, la correction des eaux du Jura l’a depuis fait reculer. On marche jusqu’à l’embouchure de la Thièle, sur ce qui fut le terrain de jeu d’Expo.02 et du nuage qui a marqué les esprits.

3. Anciennes casernes

En remontant le cours de la Thièle, nous arrivons aux anciennes casernes, où se trouve aujourd’hui le tribunal d’arrondissement. C’est ici que le sel des salines françaises était stocké avant d’être acheminé dans l’ensemble du pays. Autrefois, des barques y étaient amarrées dans un port qui a totalement disparu. Seuls quelques bateaux de plaisance perpétuent désormais le souvenir.

4. Rue stratégique

Avant d’atteindre le château, prenons le temps d’admirer la rue du Four. Une maison de maître servait de réserve de sel pour les habitants au Moyen Âge. Plus loin, une boulangerie a vu le jour dans l’ancien four banal, quelques mètres avant la Grenette, qui servait alors de grenier à blé.

5. Le Château

Le plus beau vestige du passé de la ville reste son château. En 1260, Pierre II de Savoie érige ici sa «ville nouvelle», dans un méandre de la Thièle, sur un nœud ­routier et fluvial stratégique, dont les Romains avaient déjà flairé le potentiel.
+ D’infos www.musee-yverdon-region.ch

Texte(s): Céline Duruz
Photo(s): Céline Duruz

infos pratiques

Y aller

En voiture
A1 ou A5 jusqu’à Yverdon, parking en face de la gare.
En transports publics
En train ou en bateau (du 6 avril ou 20 octobre, horaires sur www.navig.ch)

Le parcours

Très facile, une boucle de 4 kilomètres, à réaliser en 1 heure, un peu plus si on ajoute la visite du musée, se trouvant dans le château.

Se restaurer

Pléthore de restaurants en ville. Mention spéciale pour les hamburgers du Double R et les spécialités italiennes du Bar du Coq, www.barducoq.ch.

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