Au Salève par le chemin des Genevois

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Au Salève par le chemin des Genevois

Créé par la section genevoise du Club alpin suisse, l’itinéraire permettant de monter au Salève par la grotte d’Orjobet est de toute beauté. Lorsqu’il est recouvert par la neige, il est encore plus spectaculaire.

On dit du Salève qu’il est la montagne des Genevois. C’est encore plus vrai pour l’itinéraire d’Orjobet, aménagé par des membres de la section genevoise du Club alpin suisse en 1905. Grâce à eux, on peut emprunter le passage qui traverse une grotte en forme de cheminée haute de plusieurs dizaines de mètres et percée d’ouvertures naturelles. Mais ce n’est de loin pas le seul intérêt de cette randonnée, qui offre aussi de nombreux points de vue panoramiques sur Genève. Les chutes de neige de ces derniers jours ont recouvert de blanc les sentiers. On peut y lire les traces, nombreuses, de la faune qui peuple ce massif protégé. Lièvres, renards, sangliers ou encore chamois peuvent y être aperçus régulièrement. Pour cela, mieux vaut partir de bon matin ou plus tard dans l’après-midi, car l’itinéraire est parfois très fréquenté, en particulier le week-end.

étapes

1. Un sentier qui coupe le souffle

Le début de la montée est assez physique. Après un court passage à travers une forêt, on suit un sentier escarpé qui permet de gagner rapidement de l’altitude, offrant des dégagements spectaculaires sur le bassin genevois, avec la chaîne du Jura en toile de fond.

2. La grotte du paysan orjobet

On atteint Orjobet en une heure. La grotte porte le nom d’un paysan du Coin, qui a guidé Horace-Bénédict de Saussure sur le Salève, au XVIIIe siècle. Considéré comme l’inventeur de l’alpinisme, le savant genevois a utilisé ce massif comme un laboratoire grandeur nature

3. Observer les chamois

Le Salève abrite une population de chamois importante, qui compte plusieurs centaines d’individus. Mais du fait de l’isolement du massif, entouré du Grand Genève et de ses routes à fort trafic, leur patrimoine génétique s’appauvrit, constituant une menace pour leur avenir. Peu farouches, les chamois peuvent être aperçus notamment en lisière de forêt et dans les zones d’éboulis.

4. Payage alpin

Depuis le lieu-dit Sur-Orjobet, on gagne en quelques minutes l’alpage du Crêt.
Un paysage complètement différent se dévoile aux yeux du promeneur. Au-delà, côté français, la vue donne sur le massif du Mont-Blanc, parfaitement visible par temps dégagé.

5. Piste de luge sur les pâturages

À la Croisette, terme de cette randonnée, on peut faire de la luge, mais aussi skier, grâce à un remonte-pente remis en service par une association en 2016 qui fait le bonheur des grands et des petits.

Texte(s): Alexander Zelenka
Photo(s): Alexander Zelenka

infos pratiques

Y aller

Difficile d’accéder autrement qu’en voiture (20 minutes depuis Genève, par
la douane de Veyrier ou Bossey) au hameau du Coin, point de départ de la balade.

Le parcours

La montée à la Croisette par Orjobet se fait en aller-retour. Au lieu-dit Sur-
Orjobet, prendre à droite pour gagner
La Bouillette et la Croisette, par un sentier toujours bien balisé. Le tracé ne présente pas de difficulté, mais est escarpé par endroits.
Dénivelé positif: 650 mètres. Descente: idem. Compter 3 h 30 à 4 heures.

A emporter

Bonnes chaussures de marche. À noter que de la glace recouvre parfois les marches de la grotte d’Orjobet.

Se restaurer

L’Auberge des Montagnards, à la Croisette, propose une cuisine de montagne élaborée à partir de produits locaux régionaux (ne manquez surtout pas l’excellente tarte aux myrtilles!). Belle terrasse ensoleillée pour profiter de la vue sur les Alpes
et le Mont-Blanc.

Tél. +33 450 85 00 90,

www.auberge-montagnards.fr