Au pied de l’ogre des Alpes bernoises

Balades

berne, Eiger

Au pied de l’ogre des Alpes bernoises

Tout au long de la saison estivale, nous vous proposons des escapades qui privilégient la fraîcheur. Troisième étape sur l’Eiger Trail, qui offre une vue à couper le souffle sur la monstrueuse face nord du géant alpin.

L’Eiger est une montagne de légende et l’Oberland bernois un des berceaux du tourisme mondial. Les cohortes de touristes japonais attendant de monter dans le train du Jungfraujoch vous le rappelleront si vous l’aviez oublié… Et autant dire que vous ne serez pas seul sur le sentier qui relie les stations Eigergletscher et Alpiglen en longeant la face nord la plus célèbre du monde! Mais l’Eiger Trail mérite largement son succès, tant il permet à tout marcheur bien chaussé de s’imprégner de la formidable puissance dégagée par ces 1800 mètres de muraille verticale sur laquelle s’écrasent les nuages, tout en bénéficiant d’un coup d’œil imprenable, de l’autre côté, sur les pâturages en contrebas et sur le village de Grindelwald. Le tout sur une prairie de haute altitude où la flore exulte, profitant de l’eau qui ruisselle de la paroi et jaillit parfois en cascades spectaculaires et rafraîchissantes.

étapes

1. Eigergletscher

Dernière station en plein air du chemin de fer de la Jungfrau (la ligne la plus haute d’Europe), la gare d’Eigergletscher est le point de départ de nombreuses randonnées. Long de 2,6 km en 1973, le glacier de l’Eiger a perdu près du quart de sa superficie depuis cette date, mais n’en demeure pas moins impressionnant.

2. Fraîcheur minérale

Les courants du nord se heurtent de plein fouet à l’Eiger et les nuages s’y accumulent donc en peu de temps. Soleil, pluie et orage peuvent se succéder rapidement. Un imperméable dans le sac s’avérera très utile – y compris pour s’approcher de cette cascade.

3. Un mur de 1800 mètres

Même si Eiger signifie «épieu» et non «ogre» comme on l’a cru, le surnom sied parfaitement à la montagne. On ne compte plus ses victimes, surtout lancées à la conquête de sa face nord, l’un des «derniers grands problèmes des Alpes» jusqu’à 1938 et au succès de l’Autrichien Heckmaier. Un panneau permet de repérer le tracé de la voie et par beau temps, à la jumelle, on frémit en suivant les grimpeurs dans leur progression.
+ d’infos www.escalade-aventure.com

4. Pique-assiette

Culotté, le chocard à bec jaune s’invite volontiers à l’heure du casse-croûte. Les plus audacieux profitent d’un instant d’inattention pour se servir eux-mêmes… Avant de reprendre leur envol, profitant des thermiques pour prendre de la hauteur et plonger en piqués vertigineux.

5. Alpiglen

Nos pas nous ramènent à la limite des arbres, aux pâturages et aux vaches dans le dernier tronçon de la balade, une descente sinueuse et aérienne jusqu’à Alpiglen. Retour par le train à Grindelwald, non sans profiter de la carte et de la terrasse de la petite auberge.

Texte(s): Blaise Guignard
Photo(s): Blaise Guignard

infos pratiques

Y aller

En transports publics: train jusqu’à Grindelwald, via Interlaken.
En voiture: A6 de Berne à Thoune, puis A8 jusqu’à Interlaken, ensuite 30 minutes jusqu’à Grindelwald. Parking (payant) à proximité de la station Grindelwald Grund. Puis train de Grindelwald Grund à Eigergletscher via Kleine Scheidegg, et au retour entre Alpiglen et Grindelwald Grund.

Le parcours

De la station Eigergletscher (2320 m), suivre le balisage Eiger Trail jusqu’à Alpiglen (1598 m). Sentier de montagne, donc à pied sûr et bien chaussé recommandé! Six kilomètres essentiellement en descente, mais avec quelques passages de montée. Compter 2 h à 2 h 30. La randonnée peut se faire dans l’autre sens.

Se restaurer

Bärghuus Alpiglen, tél. 033 853 11 30,
www.alpiglen.ch (produits locaux, spécialités, cuisine traditionnelle).

Se renseigner