Agroprix 2016

Agriculture
Votez pour votre projet préféré
Agroprix 2016

Chaque année, l’agroPrix, dont «Terre&Nature» est partenaire, récompense les projets agricoles les plus innovants de Suisse. Voici les quatre finalistes. A vous de désigner votre vainqueur!

Agroprix 2016

 

LES PRIX

Votez pour votre projet préféré et remporter de nombreux lots offerts par nos partenaires :

  • 1er prix : 1 vol en montgolfière pour 2 personnes à Château-d’Oex
  • 2e au 21e prix : 20 couteaux à viande Victorinox
  • 22e au 45e prix : 24 bouteilles La Poya Estavayer 2016

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LES PROJETS

PROJET n°1: Les oies de retour dans nos prés
Trois jeunes agronomes ont créé une association pour promouvoir l’engraissement d’oies de pâturage et soutenir la commercialisation de la viande en direct avec le consommateur.

oies de pâturages

Elles étaient devenues extrêmement rares en Suisse. Mais depuis trois ans, les oies sont en train de faire leur grand retour dans nos pâturages. En 2013, trois étudiants de la HAFL de Zollikofen (BE) ont en effet créé une association pour promouvoir l’élevage et la commercialisation des oies en Suisse. Depuis, 44 producteurs – dont plusieurs Romands – ont adhéré à Weidegans – Oies de pâturages. Attirés par un nouveau débouché commercial ainsi que la valorisation des pâturages et des vergers, ces derniers se sont ainsi lancés dans l’engraissement de ces volatiles. Car durant les six à huit mois que dure l’engraissement, les oies sont avant tout nourries à l’herbe. A partir de novembre, 2200 d’entre elles sont mises sur le marché et commercialisées en direct. Le site internet bilingue www.weidegans.ch permet d’ailleurs aux consommateurs de localiser le producteur le plus proche de chez eux. C’est d’ailleurs là la force de ce projet à visée nationale, qui cherche aussi bien à promouvoir la consommation de viande d’oie qu’à assurer un soutien logistique et technique aux producteurs en groupant par exemple les commandes d’oisons et d’aliments. Pour les participants au projet, ce marché de niche peut s’avérer fournir un revenu intéressant, estimé à 25frs/heure pour un élevage d’une cinquantaine d’oies.
www.weidegans.ch

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PROJET n°2: L’aronia bio se plaît au bord du Rhin
La famille Räss a profondément modifié la stratégie de son exploitation en devenant il y a deux ans l’un des acteurs majeurs de la production de baies bio en Suisse, avec 14 hectares d’aronia.
RässDes sols sablonneux, un micro-climat favorable, une installation d’irrigation performante: située à Benken (ZH), à quelques encablures du Rhin, la ferme Räss était clairement faite pour la production de pommes de terre. Et pourtant, il y a trois ans les deux frères Christoph et Simon, ont, avec leurs parents, totalement modifié le parcellaire de l’exploitation familiale. Leur stratégie? Développer à grande échelle la production de baies bio, à commencer par l’aronia, venue de Sibérie et réputée pour ses bienfaits sur la santé. En 2013, la vente du matériel dédié à la production patatière finance la plantation de 25 hectares de baies dont 14 d’aronia. L’investissement est de taille – jusqu’à 200 000 francs/hectare de goji – et la famile Räss prend de sérieux risques. Mais les deux frères ont beaucoup voyagé afin d’acquérir les connaissances nécessaires à cette culture peu répandue en Suisse. Et ils ont également réalisé une étude leur confirmant le potentiel commercial de cette filière. Ainsi, depuis deux ans, leurs baies sont écoulées sans difficulté, via une coopérative régionale. Une partie est séchée ou transformée en jus, le reste est vendu frais sur les étals de supermarchés. Aronia, goji, raisinets, camerise, mais aussi amélanchier et argousier: les baies bio ont trouvé leur jardin d’éden sur les bords du Rhin.
www.raess-wildbeeren.ch

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PROJET n°3: Le village de Braggio fait de son isolement un atout
Loin des axes de communication et des destinations très fréquentées, le village de Braggio est devenu un lieu de villégiature grâce à la persévérance de la famille Berta.
braggioUne montagne escarpée et sauvage, des villages accrochés aux pentes raides, desservis seulement par des téléphériques automatiques: à seulement 25 km de Bellinzone, le val Calanca a de quoi fasciner. Mais cette vallée italanophone des Grisons qui recèle pourtant des trésors patrimoniaux et naturels souffre d’un sévère exode. Convaincue que la redynamisation de la région passe par le tourisme, Agnese Berta, agricultrice zurichoise venue s’installer à Braggio dans les années huitante, s’est lancée dès 1996 avec sa famille dans la restauration de maisons typiques en vue de les louer à la belle saison. Dans ce village de 50 habitants, comptant cinq exploitations agricoles, les touristes venus de Suisse et de l’étranger se succèdent désormais tout l’été dans quatre bâtisses, faisant fonctionner les commerces locaux. Il y a 4 ans, afin d’améliorer encore leur offre, la famille Berta a construit, à quelques mètres de leur exploitation, une salle de réception accueillant par exemple séminaires de chant ou stages de yoga. A 1300 mètres d’altitude, les visiteurs s’y font servir des repas confectionnés avec des produits de la ferme, dont les fruits et légumes d’un jardin entretenu avec soin par Agnese, qui croit plus que jamais à l’avenir de la région de son village et du val Calanca.
www.braggiotourismus.ch

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PROJET n°4: La soie suisse tisse son succès
Ueli Ramseier a relancé la production de la soie en Suisse. Avec l’ association Swiss silk qu’il a créée, il cultive avec dix autres agriculteurs des mûriers blancs afin d’engraisser des vers à soie.
swiss silkSi les vers à soie ont fait leur réapparition en Suisse, c’est grâce à l’audace d’un agriculteur d’Hinterkappelen (BE), auparavant actif dans l’industrie textile. Il y a une quinzaine d’années, Ueli Ramseier a en effet décidé de réintroduire la sériciculture en Suisse, après s’être assuré qu’un débouché pour la soie était assuré localement. Plusieurs années ont ensuite été nécessaires au Bernois pour acquérir le savoir-faire, tant au niveau de la culture de mûriers blancs, que de l’engraissement des vers à soie, bombyx mori, ou encore du dévidage des cocons pour récupérer la soie. Désormais, 4500 arbres sont cultivés par une douzaine d’exploitations situées du pied du Jura aux Grisons. En 2016, Swiss Silk a doublé sa production, les 100 000 vers élevés dans les domaines agricoles produisant 25 à 27 kg de soie, ce qui permet à Ueli Ramseier de répondre à une demande grandissante. La soie grège – non-traitée – produite par Swiss Silk depuis trois ans est valorisée 450 francs le kilo. C’est certes huit fois plus que sur le marché mondial, mais cela n’empêche pas Ueli Ramseier de trouver des acheteurs. Quant aux agriculteurs partenaires du projet, il ont trouvé dans la sériciculture une diversification des plus intéressantes!
www.swiss-silk.ch

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Texte(s): Claire Muller