L'action dans la conciliation
Marjorie Siegrist
Pro Natura, première organisation de protection de l’environnement de Suisse, fête ses 100 ans. Entretien, bilan et perspectives avec Sophie Michaud-Gigon, responsable du secrétariat romand.
Pro Natura passe pour une association relativement modérée, plus encline à la conciliation qu’aux actions radicales. Pourquoi ce choix?
Nous essayons de changer les choses de l’intérieur en faisant du lobbying auprès des décideurs, des commissions ou lors des consultations. Notre expertise est reconnue, nos spécialistes respectés. Mais cela n’empêche pas les désaccords. Nous ne cautionnons pas les projets qui ne respectent pas nos critères. Dans certains cas, il est indispensable d’avoir recours à une médiation pour instaurer un dialogue constructif. Nos représentants, dans certains cantons, sont bien placés pour le savoir!
Pourquoi Pro Natura est-elle si peu visible sur la scène politique?
Là encore, nous travaillons plutôt discrètement, sans forcément communiquer sur nos actions. L’organisation n’a jamais porté d’étiquette politique. Cela nous assure crédibilité et autonomie. Personne n’incarne Pro Natura sur la scène politique, même si nous y avons des relais. C’est un choix délibéré. Chacun de nous intervient dans son domaine de compétence.



















